Baisse des investissements et hausse du cash en vue pour Total

le
0
BAISSE DES INVESTISSEMENTS DE TOTAL PRÉVUE EN 2014
BAISSE DES INVESTISSEMENTS DE TOTAL PRÉVUE EN 2014

LONDRES/PARIS (Reuters) - Total a confirmé lundi qu'il prévoyait une baisse de ses investissements dès 2014 pour entrer dans une phase de croissance de sa production et de son cash flow disponible.

Le deuxième groupe pétrolier européen vise 24 à 25 milliards de dollars d'investissements organiques par an en moyenne sur la période 2015-2017, a précisé à des journalistes son directeur financier, Patrick de La Chevardière, en marge d'une journée investisseurs organisée à Londres.

Profitant des plus hauts historiques atteints par le pétrole, qui se traite actuellement à près de 110 dollars sur le marché, Total a procédé à des investissements record au cours des trois dernières années, développant des projets majeurs et accroissant son budget d'exploration.

Pour 2013, le groupe a annoncé un budget d'investissement organique de 28 milliards de dollars, dont plus de 80% dans l'Amont.

"Bénéficiant de l'apport des démarrages des projets de l'Amont et de la restructuration dans l'aval, le groupe prévoit une forte hausse de son cash flow", a expliqué Total dans un communiqué.

"Cette augmentation (...), concomitante au retour des investissements à des niveaux plus modérés, devrait générer une croissance notable du cash flow disponible", a ajouté le groupe, dont le cash flow net est ressorti à 5,4 milliards d'euros en 2012 (6,9 milliards de dollars).

Total a également confirmé ses objectifs de croissance de production, le groupe visant 2,6 millions de barils en 2015 et un potentiel de 3 millions en 2017, contre 2,3 millions en 2012.

Il prévoit aussi de forer plus de 15 puits "à forts enjeux" d'ici fin 2014, en particulier dans le Golfe du Mexique, en Irak, au Brésil et en Angola.

Total souligne en outre que la restructuration de ses activités dans le Raffinage-Chimie commencent à porter ses fruits et que la rentabilité du secteur s'approche, à 9,5% prévus pour 2013, de l'objectif de 13% visé pour 2015.

Le groupe a notamment annoncé début septembre qu'il envisageait d'arrêter le vapocraqueur de son site pétrochimique de Carling (Moselle) et d'y investir dans de nouvelles activités, ce qui se traduira par 210 suppressions de postes, sans licenciement.

Total a également confirmé lundi "son engagement en faveur d'une politique compétitive de retour à l'actionnaire", sans plus de précision.

Il a aussi réitéré son programme de 15 à 20 milliards de dollars de désinvestissements sur la période 2012-2014, alors que son PDG, Christophe de Margerie, déclarait récemment que le groupe pourrait revoir à la hausse son objectif de cessions d'actifs pour financer sa dynamique d'investissement.

L'action Total gagnait 1,43% à 42,98 euros vers 10h20, deuxième plus forte progression d'un CAC 40 en hausse de 0,31%.

Benjamin Mallet, avec Andrew Callus à Londres, édité par Jean-Michel Bélot

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant