Bailey renvoyé aux assises pour le meurtre de Toscan du Plantier

le
1
 (Actualisé avec avocat Ian Bailey) 
    PARIS-DUBLIN, 4 août (Reuters) - La juge qui instruit 
l'assassinat de Sophie Toscan du Plantier en 1996 en Irlande a 
signé le 27 juillet une ordonnance de renvoi pour meurtre devant 
la cour d'assises de Paris de Ian Bailey, un Britannique vivant 
en Irlande, a annoncé jeudi son avocat. 
    Ian Bailey fait l'objet depuis 2010 d'un mandat d'arrêt 
européen. Mais la Cour suprême irlandaise avait refusé en 2012 
sa remise à la justice française pour des motifs de forme. 
    Si ce refus est réitéré, il devrait être jugé en France par 
défaut, c'est-à-dire en son absence. 
    L'avocat de Ian Bailey, Frank Buttimer, a indiqué que son 
client s'opposerait "à toute tentative pour l'obliger à quitter 
l'Irlande comme il l'a déjà fait dans le passé" et qu'il "niait 
toute implication" dans ce meurtre. 
    "La Cour suprême irlandaise a déjà décidé que M. Bailey ne 
pouvait pas être remis à la France pour un motif de cette 
nature. Les autorités françaises doivent le savoir", a-t-il dit 
à Reuters. "Ce que je comprends, c'est qu'il y aura un procès 
spectacle en France en l'absence de Ian Bailey". 
    Prié de dire si son client se trouvait en Irlande, il a 
répondu : "Il ne peut être nulle part ailleurs en raison du 
mandat d'arrêt européen" le visant.  
    Pour l'association regroupant les proches de Sophie Toscan 
du Plantier, la décision de la justice française constitue 
néanmoins "une étape essentielle dans la recherche de la vérité 
sur un crime que la justice irlandaise n'a pas été jusqu'à 
présent en mesure d'élucider". 
     
    "VERS UN PROCÈS PAR DÉFAUT" 
    Selon Alain Spilliaert, l'avocat de la famille, Ian Bailey 
"peut faire un recours" contre le mandat d'arrêt lancé contre 
lui et ce sera aux autorités irlandaises d'apprécier.  
    "On risque de s'orienter vers un procès par défaut. Mais 
c'est néanmoins une étape importante pour la famille. Un grand 
soulagement et une grande satisfaction d'arriver à un procès", 
a-t-il dit à Reuters.   
    La juge Nathalie Turquey avait clos fin décembre 2015 son 
enquête sur le meurtre de Sophie Toscan du Plantier en Irlande, 
pour lequel la France a tenté sans succès jusqu'à présent 
d'obtenir que le journaliste anglais lui soit remis. 
    Sophie Toscan du Plantier avait été trouvée morte au matin 
du 23 décembre 1996, en vêtements de nuit, en contrebas de sa 
maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de 
l'Irlande, où elle était venue passer quelques jours avant Noël. 
    L'épouse du producteur de cinéma Daniel Toscan du Plantier, 
alors âgée de 39 ans, avait été frappée à la tête à coups de 
parpaing.  
    Ian Bailey, qui résidait à quelques kilomètres de là, avait 
fait figure de suspect car il était l'un des premiers sur les 
lieux du crime. 
    Selon les proches de Sophie Toscan du Plantier, il avait 
également évoqué dans ses articles des éléments de l'enquête 
censés être connus des seuls meurtrier et enquêteurs. 
    Le journaliste, qui a toujours protesté de son innocence, a 
été interpellé à plusieurs reprises par la police irlandaise 
mais n'a jamais été inculpé. 
 
 (Gérard Bon, avec Conor Humphries à Dublin édité par Yves 
Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • GR207 il y a 4 mois

    Ce type est à 99% l'assassin de Mme Toscan du Plantier et le comportement de la justice irlandaise qui s'est illustrée pas son incompétence pour ne pas dire plus dans cette affaire continue à n'être que provocation. Les preuves et les faisceaux de présomption faisant de ce monsieur un assassin sont juste accablantes...