Bahreïn, royaume sous surveillance

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Lié aux pétromonarchies de la région, le régime a peu de marge de manœuvre pour trouver une nouvelle stabilité politique. Et pour essayer de calmer la colère de la communauté chiite, le roi a annoncé le versement d'une allocation de 2000 euros à 115.000 foyers.

À Bahreïn

Confronté à une situation qu'il n'avait pas, même dans ses pires cauchemars, imaginée possible -un soulèvement chiite local alimenté par un vent de révolte saisissant l'ensemble du monde arabe-, le gouvernement dynastique sunnite de Bahreïn se montre totalement désemparé. Les ambassadeurs occidentaux, habituellement si bien traités ici, n'arrivent plus à joindre le ministre des Affaires étrangères, le cheikh Khalid Ben Ahmad al-Khalifa, homme fin, d'ordinaire si courtois et disponible.

Ce prince a en effet déserté son bureau de Manama car, appelé en conciliabule permanent auprès du roi et du prince héritier à Riffa, bourgade sunnite située au centre de Bahreïn, où réside la famille royale, protégée par des milliers de militaires sunnites (bahreïniens pour les officiers; syriens, jordaniens, yéménites, pakistanais pour la troupe), dont on voit les quartiers flambant neufs depuis l'autoroute traversant l'île du sud au nord. Le pouvoir, ici, est une

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