Bahreïn : la pression sur les chiites attenuée

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Manama a renoncé lundi à dissoudre les partis d'opposition.

«Excusez-moi, mais je ne peux pas vous parler au téléphone, envoyez-moi un courriel.» La peur des «grandes oreilles» du régime dissuade plus d'un Bahreïnien de se confier au journaliste. Depuis que la monarchie sunnite a écrasé, il y a un mois, la révolte de la majorité chiite, qui réclamait davantage de pouvoir et la fin des discriminations, «on est entré en plein maccarthysme anti-chiite», confie un homme d'affaires à Manama. «Le langage officiel est devenu insoutenable», renchérit un diplomate arabe.

Plus de 400 personnes, en grande majorité chiites, ont été arrêtées au cours des rafles qui ont suivi la répression du mouvement de contestation, selon Amnesty International. La semaine dernière encore, un avocat, défenseur d'opposants, a été appréhendé à son domicile.

De leur côté, des centaines d'employés chiites des sociétés publiques, comme Batelco ou Gulfair, ont été licenciés. «Stupide, regrette l'homme d'affaires. Ces gens-là se retrouvent...

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