Baggio, le Batman de la Birmane

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Baggio, le Batman de la Birmane
Baggio, le Batman de la Birmane

L'histoire de Roberto Baggio, c'est aussi celle d'un homme de paix allergique à l'injustice et aux malheurs du monde. Lors d'un de ses nombreux combats, sa route a fini par croiser celle d'Aung San Suu Kyi, la Lady birmane. Ensemble, ils ont montré au monde qu'un Ballon d'or et un prix Nobel de la paix pouvaient devenir amis.

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Cette année encore, l'hiver est chaud et humide à Rangoon, en Birmanie. Assise seule chez elle, Aung San Suu Kyi ne serait pourtant pas contre une petite balade, juste histoire de se dégourdir les jambes. Pour prendre un peu l'air. Simplement pour sortir de chez elle, en fait. Car en cette fin décembre 2007, celle qui enchaîne les emprisonnements et les assignations à résidence depuis que la junte militaire lui a confisqué son triomphe électoral de 1990 en la condamnant dans la foulée n'a pas encore vu le bout du tunnel. Consolation, le monde occidental l'a érigée en modèle absolu de courage, et les prix se sont mis à pleuvoir, à commencer par le prix Nobel de la paix en 1991.

Et ce 20 décembre 2007, c'est l'Italie qui la met à l'honneur, en lui attribuant le "Prix de Rome pour la paix et l'action humanitaire". Ils sont sympas, ces Italiens. Déjà en 1994, la ville de Rome l'avait faite citoyenne d'honneur. Ça lui faisait une belle jambe, mais ça ne servait pas à grand-chose. Alors pour taper un grand coup et donner un peu de visibilité à ce nouveau prix, elle avait décidé de le faire récupérer par l'un des fils les plus prestigieux de la Botte : Roberto Baggio. À tout juste 40 ans, l'ancien footballeur est devenu un hyperactif de l'humanitaire, converti au bouddhisme - religion ultra majoritaire en Birmanie - depuis la fin des années 80, et toujours prêt à mettre sa notoriété au service d'une cause. De là naîtra une amitié aussi forte qu'improbable entre l'icône birmane et l'homme à la queue de rat.

Mieux qu'un Ballon d'or


Ce dernier rejoint immédiatement le mouvement pour la démocratie en Birmanie et pour la libération d'Aung San Suu Kyi, et trouve le temps de militer pour son "Edmond Dantès du Myanmar" entre deux levées de fonds contre la faim dans le monde et un match de charité pour aider les victimes du séisme en Haïti. Un engagement couronné le 9 novembre 2010, quelques jours avant la libération de la prisonnière, par le glorieux World Peace Award décerné par une assemblée composée d'anciens prix Nobel de la paix. Avec dans le jury qui l'a élu, entre…





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