Bagarre général : Alain Béral évoque des sanctions de plusieurs mois pour les fautifs

le
0
Bagarre général : Alain Béral évoque des sanctions de plusieurs mois pour les fautifs
Bagarre général : Alain Béral évoque des sanctions de plusieurs mois pour les fautifs
Les sanctions

Alors que la Ligue a déjà pris des mesures en suspendant cinq joueurs à titre conservatoire, Alain Béral, président de la LNB, et Dominique Juillot, vice-président de la LNB et président de Chalon, sont restés évasifs sur les sanctions encourus par les fautifs. « J'insiste pour qu'elles soient exemplaires et qu'elles passent le message « plus jamais ça » à ces joueurs, a déclaré Alain Béral sur Sport+. Selon l'implication et la façon dont se sont passées les choses, certains joueurs peuvent écoper de plusieurs matchs, d'autres de plusieurs mois. » Dominique Juillot tient le même message en appelant à une certaine mesure. « Il ne faut pas être dans la sur-réaction. Il faut bien peser les choses et le faire avec discernement. C'est pitoyable. On peut se servir des vidéos, des réactions des arbitres, explique-t-il. On voit aussi des gens bien se comporter pour empêcher que ça dégénère avec des gens des deux clubs qui font ce qu'ils peuvent. Il y a des joueurs dans une excitation totale, pas maîtres d'eux. On va voir qui a déclenché. Il n'est pas question d'excuser mais de sanctionner le plus justement possible.

Quel vainqueur ?

Alors que le Paris-Levallois menait de huit points (86-78), la rencontre a été arrêtée à huit secondes de la fin du match. Alors que le résultat n'a pas été homologué, la commission de discipline devra décider si elle devra être rejouée ou non. « Mon avis personnel, c'est que le match soit considéré gagné par l'équipe qui menait, explique Alain Béral. Je ne sais pas ce que va dire la commission sportive mais imaginons un scénario où on doive rejouer tous les matchs où il y a une bagarre générale à sept secondes de la fin, ça devient une technique pour rejouer les matchs. Ce n'est pas normal. » Même son de cloche pour Dominique Juillot : « J'ai envie de vous répondre par le bon sens. Pour moi, le match a été gagné par Paris qui avait huit points d'avance à sept secondes de la fin du match, plus la possession de balle. »

La communication des clubs en question

Après les événements, les deux clubs se sont rejetés la faute par communiqués interposés. « Ça aurait été mieux qu'ils se téléphonent et qu'ils parlent entre eux plutôt que de le faire par messages interposés, regrette Alain Béral. J'ai lu les communiqués avec intérêt et ils n'étaient pas nécessaires. » « La défense des deux clubs est maladroite, abonde Juillot. Il vaudrait mieux que chaque club ne communique pas. Arrêtons de pointer des responsabilités qui ne sont pas établies. Chacun a sa part. Si on veut sortir pat le haut de ce pugilat hors norme, arrêtons de communiquer et attendons que les instances se prononcent. »

L'image du basket en danger

Epargné par les polémiques, le basket français pourrait pâtir de cette affaire rendue médiatique par les images spectaculaires de cette bagarre générale. Ce qui inquiète Dominique Juillot. « Je ne veux pas qu'on considère d'un coup le basket comme un sport infréquentable. On s'est glorifié à juste titre du comportement exemplaire de l'équipe de France. Je fais partie de l'Association Nationale des Ligues de Sport Professionnels où je représente la Ligue de basket. Tout le monde nous enviait de voir ces joueurs se comporter d'une telle façon en ayant ses résultats sportifs. Il ne faut pas tout remettre en cause à cause de faits répréhensibles et inqualifiables. Ne mettons pas tout le monde dans le panier. »

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant