Bagarre : "Évra, c'était le Georges Marchais du bus"

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Bagarre : "Évra, c'était le Georges Marchais du bus"
Bagarre : "Évra, c'était le Georges Marchais du bus"

Dernière sensation du label Entreprise, les Parisiens de Bagarre font le buzz depuis quelques mois avec le titre Mourir au club. Seulement voilà, si La Bête, Thom Loup et Emma, tels qu'ils se surnomment, sont visiblement prêts à donner leur vie pour les synthétiseurs et les sonorités électroniques, sont-ils prêts à faire de même pour le ballon rond ?

Bagarre et football, ce sont malheureusement deux mots étroitement liés dans l'imaginaire commun La Bête : Oui, mais je ne préfère pas être mêlé avec les ultras, ils me font trop flipper. J'ai une certaine fascination pour les mecs énervés, mais j'ai l'impression que je vais perdre ma vie en les croisant.
Thom-Loup : J'ai toujours eu un peu de mal avec les hooligans. C'est d'ailleurs en partie à cause de la violence dans le foot que j'ai arrêté d'y jouer étant petit. À chaque fin de match, ça partait en couilles, que tu gagnes ou que tu perdes.
La Bête : C'est toujours étonnant parce que les ultras ou les hooligans sont ceux qui amènent de la ferveur dans les matchs. Et puis ça regroupe des gens très opposés. Ça peut aussi bien être le mec borderline politiquement ou le caïd de banlieue.
Du coup, quel genre de supporters êtes-vous ? Thom-Loup : On est plus des supporters de Coupe du monde. Le foot et la L1, ce n'est pas vraiment notre quotidien.
La Bête : Moi, je suis du genre soirée pizza/télé avec les potes à la maison.
Emma : Personnellement, je suis l'opportuniste du groupe. J'ai vécu pendant un an en Allemagne et j'étais à fond derrière l'équipe nationale lors du dernier Euro.
Tu retiens quoi de l'ambiance allemande ? Emma : C'était impressionnant de constater que tout le monde suit le foot là-bas. J'étais à Berlin et on trouvait des écrans à l'extérieur de toutes les épiceries pour suivre les matchs. C'était très convivial. Le fait d'être entourée d'amis allemands a forcément contribué au fait que je supporte l'équipe allemande. Le plus fou, c'est que ça touche vraiment tout le monde là-bas. Alors que la France semble plus divisée sur le sujet. C'est comme si c'était nationaliste de supporter les Bleus, comme si revendiquer son amour pour la sélection était l'équivalent de mettre le drapeau français à sa fenêtre.
Thom-Loup : Je me souviendrais toujours d'une phrase prononcée par mon prof de philo quand j'étais en études de lettres. Dès que nous n'allions pas assez loin dans la réflexion, il tentait de nous motiver en nous disant que, quand même, "nous n'étions pas des supporters de foot". Je trouvais ça débile d'illustrer la connerie en évoquant un…







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