«Bad bank» : quand l'État paie les pots cassés

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La France et la Belgique veulent mettre en place une «structure de défaisance» pour sauver la banque Dexia. De quoi rappeler le sauvetage du Crédit lyonnais.

Il faut alléger les comptes de Dexia. La banque franco-belge, au bord du désastre, concentre la défiance des investisseurs à cause d'actifs à haut risque qui sommeillent dans ses comptes. Pour la sauver, et ainsi éviter une contagion de la crise, la France et la Belgique veulent la débarrasser de ce fardeau en créant une «bad bank». Explications.

o Des titres douteux à prix d'ami

Une «bad bank», ou structure de défaisance, sert à nettoyer le bilan d'une banque en difficulté en la débarrassant des actifs pourris dont elle s'est lestée de façon inconsidérée. Les titres à risque sont ainsi regroupés dans une structure spécialisée conçue pour les écouler, sur plusieurs années. «Typiquement, cette option est utilisée dans les situations où on ne connaît pas la valeur des actifs à problème», explique Augustin Landier, professeur à l'École d'économie de Toulouse. L'État rachète les titres douteux à prix d'ami, sans prendre en compte leur valeur d

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