Bac : les professeurs invités à gonfler les notes d'oral de français

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Bac : les professeurs invités à gonfler les notes d'oral de français
Bac : les professeurs invités à gonfler les notes d'oral de français

Les professeurs chargés des épreuves d'oral de français au baccalauréat à Orléans-Tours ne décolèrent pas. Ils ont été invités à surnoter, sur 24 points au lieu de 20, les candidats, afin de «faire remonter» les résultats de l'académie, révèle Le Figaro ce mercredi. «Nous franchissons une limite idéologique inacceptable : il ne nous est plus seulement demandé de faire preuve de bienveillance, mais de gonfler les notes de façon officielle afin de faire remonter les «scores» de l'académie jugés décevants en 2012 (un point et demi en dessous de la moyenne nationale),» déclare au quotidien le syndicat Sud d'Indre-et-Loire.

Le Figaro cite une «grille d'évaluation régionale, émanant de l'inspection d'académie», distribuée aux examinateurs et précisant que l'oral de français - que passeront la semaine prochaine les élèves de 1ère qui planchent ce mercredi sur l'épreuve écrite - doit être noté sur 24 points tout en restant officiellement une épreuve sur 20.

Le coût du redoublement en question

Chargée de communication et des relations presse de l'académie d'Orléans-Tours, Maud Pestel a assuré à l'AFP que «non, il n'existe pas de double barème», affirmant que les inspecteurs d'académie de lettres «ont strictement respecté les textes nationaux, et ont proposé un outil d'aide à l'évaluation». En outre, l'académie explique avoir distribué, lors de réunions de commissions préparatoires aux épreuves de français, «plusieurs documents d'aide à l'évaluation de l'épreuve orale, dont une grille d'évaluation critériée».

Fustigés pour leur «attitude de notation négative» durant les épreuves de 2012, les enseignants ont demandé des explications aux inspecteurs. Ces derniers ont répondu qu'il ne s'agissait pas d'«un barème à proprement parler», mais juste un moyen pour les enseignants de «penser positif» cette année. Un haut fonctionnaire du ministère donne une réponse ...

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  • LeRaleur le mercredi 19 juin 2013 à 14:56

    Un sous-dév qui parle français, c'est nouveau. Il parle surtout AK47.

  • 11246605 le mercredi 19 juin 2013 à 13:48

    Puis avec leur bac ils vont tous aller se faire rétamer (ou une année sabbatique pour ceux qui savent magouiller) en fac au frais de l'Etat, à savoir 8 000€ par étudiant. Et on gâche le bac par soucis d'économie? A moins que ce soit pour le tirer vers le bas ?

  • jean.e le mercredi 19 juin 2013 à 13:19

    c est un morceau de papier sans la moindre valeur de toute facons alors....

  • hbaudry1 le mercredi 19 juin 2013 à 12:46

    Obligé pour montrer que le niveau reste bon !

  • Gary.83 le mercredi 19 juin 2013 à 12:45

    ça me rappelle Dimanche Martin !! tout le monde avait 10 !!! le pire c'est que les parenst qui voient leur gosse décrocher le bac, pensent qu'il va réussir ses etudes en FAC ou prépa ... ben NON !! il ira dans un marégo de ratés ou futurs ratés ... diplomés certes mais ratés !

  • Gary.83 le mercredi 19 juin 2013 à 12:40

    c'est les profs qu'on devrait noter !

  • renard le mercredi 19 juin 2013 à 12:28

    Les agences de notation devraient faire de même ! lol

  • renard le mercredi 19 juin 2013 à 12:03

    Les profs ont gonflé les élèves pendant 8 mois, c'est normal qu'ils gonflent leur note à la fin. Quand je pense que le taux de réussite au bac était autour de 30-35 % dans les années 1980... mais bon, personne n'est dupe sur le niveau réel...

  • dhote le mercredi 19 juin 2013 à 11:36

    Une telle consigne ne peut pas être donnée sans l'aval ou ,pire, la recommandation de Peillon . Un scandale de plus pour ce gouvernement.

  • frk987 le mercredi 19 juin 2013 à 10:07

    Voilà le fond du problème, les redoublants ça coûte cher, alors......on les fait passer de classe en classe, de la maternelle à la terminale, la vie est un long fleuve tranquille, ils sont totalement illettrés, qu'importe....l'enseignement supérieur fera le tri au premier trimestre et la messe sera dite. Mais ce sera trop tard pour entamer une formation professionnelle utile, et une nouvelle génération d'assistés votera socialo.