Babacar Diallo : "Le finnois est presque la troisième langue en Finlande"

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Babacar Diallo : "Le finnois est presque la troisième langue en Finlande"
Babacar Diallo : "Le finnois est presque la troisième langue en Finlande"

Si les principaux championnats européens ont repris depuis peu, celui de la Finlande arrive bientôt à son terme. Défenseur au club de Kuopion Palloseura, plus communément appelé KuPS, Babacar Diallo s'épanouit dans un pays où la quiétude lui sied à merveille. De Dakar en passant par la France, la Turquie ou encore les États-Unis, le Franco-Sénégalais a laissé la passion guider sa carrière, elle qui a été émaillée de nombreuses blessures. Entretien avec un homme qui n'a pas succombé aux charmes divins des demoiselles scandinaves.

Tu es né et a grandi à Dakar, au Sénégal. Quels sont tes premiers souvenirs de ton enfance là-bas ? J'étais un enfant normal. J'allais à l'école et quand je rentrais le soir, j'allais jouer avec des amis. On faisait des petits buts et c'était parti. C'est comme ça que j'ai commencé à jouer au football. Ça reste de très bons souvenirs.
Arrivé en France, tu as effectué ta formation à Amiens et au Paris FC, mais n'es jamais passé professionnel. Pourquoi ? C'est vraiment au Paris FC que j'ai commencé à penser à devenir joueur de foot. Parce qu'avant, c'était simplement un loisir pour moi. Là-bas, j'ai vraiment réalisé qu'il y avait quelque chose qui pouvait se passer. Après une année en 16 ans nationaux au Paris FC, je suis allé à Amiens où je suis resté deux ans. La première année s'est bien passée. Au début de la deuxième, pareil, j'étais même capitaine des 18 ans nationaux et avais réussi à faire quelques matchs avec la CFA2 à l'époque. Mais j'ai eu ensuite une grosse blessure avec une pubalgie aux adducteurs. Ça a quand même duré de trois à quatre mois. Et quand je suis revenu, le coach n'avait plus vraiment confiance en moi, car j'avais raté une grosse partie de la saison. Comme on le sait en général, on met généralement du temps à revenir au top de sa forme après une blessure. À la fin de saison, ils ont donc décidé de ne pas me garder.
Alors, à seulement dix-neuf ans, tu choisis de rejoindre la Turquie et Çanakkale Dardanelspor, club évoluant à l'époque en 1. Liga (deuxième division). Une décision qui peut paraître audacieuse à un si jeune âge C'est un agent que je fréquentais à l'époque qui m'a dit qu'il avait un club de seconde division turque pour moi : "Est-ce que ça te tenterait ?" Je me suis dit pourquoi pas. Je n'avais pas réussi en France, je n'étais pas parvenu à y faire mon trou. Je pouvais à l'époque rester dans l'Hexagone, mais seulement pour jouer en CFA ou CFA2. Ce qui m'a poussé à partir en Turquie, c'est que la seconde division est professionnelle là-bas. Comme tout joueur de foot, on rêve de devenir un jour professionnel. Je me suis donc dit que ça pourrait être une bonne expérience. Je suis allé en stage avec l'équipe de Dardanelspor, je suis resté deux semaines à Antalya et j'ai fait la pré-saison avec eux. Ça s'est très bien…


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