B.Lapasset : " Pour gagner, il faut une équipe, un capitaine et un projet de jeu "

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B.Lapasset : " Pour gagner, il faut une équipe, un capitaine et un projet de jeu "
B.Lapasset : " Pour gagner, il faut une équipe, un capitaine et un projet de jeu "
Invité d'Alexandre Delpérier dans l'Access365, le président du Comité français du sport international et de World Rugby, Bernard Lapasset, s'est de nouveau réjoui du vote du Conseil de Paris, favorable à une candidature de la ville à l'organisation des Jeux olympiques 2024, et a fait le point sur les prochaines échéances et enjeux d'une telle décision.

Bernard Lapasset, dans la dynamique des JO 2024 ?
On y est… Presque ! J’aime bien les défis, on est ravis de la décision du Conseil de Paris et de l’atmosphère qui s’est créée autour, au sein des entreprises et des collectivités territoriales. On sent un engouement populaire qui est en train de prendre racine donc c’est vraiment un très bon signal pour nous.

Denis Masseglia disait hier « on y est à 99% »...
Mais tant que le dernier bulletin n’est pas rentré dans l’urne, on n’a pas gagné. Ce 1% manquant est très étendu, il y a encore du chemin. Sur la candidature en elle-même, je pense qu’il nous reste à solidifier le caractère financier de l’opération et la gouvernance de façon plus précise. On a besoin de donner ces deux éléments de référence clés. Et à partir de là je pense que le soutien de la ville, de l’Etat, de la région, du monde sportif nous est acquis donc il ne nous manquera plus que le petit grain qui va permettre de figer un petit peu tout ce qui est de l’organisation

Avec qui, comment… Avec Tony Estanguet ?
Absolument, c’est une certitude aujourd’hui, on part sur cette destination tous les deux jusqu’au mois de septembre-octobre. À partir du moment où on sera vraiment dans la candidature, on aura à conforter cette organisation avec un équilibre complet des compétences dont on aura besoin, en termes de communication, de lobbying, d’exécution d’un certain nombre de projets… Il y aura beaucoup de technicité derrière. Et puis ensuite deux ans complets pendant lesquels nous aurons le souci de convaincre tous les membres du CIO, un par un, individuellement, chacun dans leur secteur d’activité, leur travail, leur sport, leur Comité olympique, l’organisation spécifique qu’ils voudraient mettre en place... Un long travail mais passionnant, surtout pour moi qui ai déjà connu une campagne qui gagne. J’ai eu la chance de faire entrer le rugby à VII aux JO, pendant deux ans, et il a fallu aller voir dans le détail ce qui fait la conviction des gens. Comment convaincre, comment apporter l’argument qui convient bien, qu’est-ce qu’attendent les gens que l’on rencontre - qui n’est jamais ce que l’on souhaite soi-même. Il faut entrer dans un discours qui s’organise dans l’atmosphère qui règne autour des évènements internationaux et dans la façon dont les responsables internationaux vivent leur engagement au sein du CIO.

Pour vous, pour l’homme, pour Bernard, c’est euphorisant de porter un pays ?
C’est extraordinaire, j’ai une chance extraordinaire. Je remercie tous ceux qui m’ont fait confiance jusqu’à présent. Porter un projet pour la France, essayer de faire gagner la France, c’est un bonheur quand on est sportif. Je l’ai fait pour le rugby national avec une Coupe du monde organisée et l’entrée du rugby dans le monde professionnel, je l’ai fait pour le rugby à VII aux Jeux olympiques, pourquoi ne pas vivre vraiment une ambition olympique en France… Ce serait extraordinaire.

Serez-vous la figure de cette candidature ?
On m’a appris trois choses dans le sport. On m’a appris que pour gagner, il faut une équipe, un capitaine et un projet de jeu. Je n’ai pas dérogé à ces trois règles pendant toute ma carrière professionnelle. Il faut une équipe, on a besoin de sentir derrière soit les gens qui sont motivés, qui partagent la même passion, la même envie. Il faut un capitaine, un leader, j’espère être celui-là de façon à donner la ténacité dont on a besoin quelques soient les moments durs dans un match, le capitaine est toujours présent. Et puis véritablement avoir cette dimension dans laquelle on inscrit la victoire, qui est l’esprit d’équipe et le schéma de jeu, dans le projet qu’on va apporter.

« On peut compter sur Tony »

En 2012 nous étions favoris jusqu’au jour où…
Ces moments-là sont derrière nous. Il faut avoir la conviction qu’on a fait la part de ce qui a été vécu pour 2012. On a vraiment pesé les éléments de réforme nécessaires, on a pesé sur les schémas d’organisation qu’il fallait mettre en place. Là-dessus le travail est fait, il est construit. Maintenait il y a une nouvelle génération des membres du CIO qui est là. 30 à 35% de la population du CIO aura changé d’ici le vote pour 2024. C’est beaucoup, attention à ce qu’il va se passer. On a besoin d’alliances, qui est un phénomène très important dans le monde du lobbying, on aura besoin de savoir ce qu’il se passe ailleurs, à Boston, à Rome à Hambourg, il y en aura peut-être d’autres. Mais on se prépare à un très beau combat. On sera toute une équipe avec chacun son territoire, sa spécificité dans la connaissance du dossier. Avec déjà Tony Estanguet, certainement des présidents de Fédérations qui sont des showmans ou qui ont des résultats, comme la natation ou l’athlétisme.

Tony Estanguet est jeune dans ce rôle là… Comment fait-il pour apprendre plus vite que les autres et avoir cette expérience qui aidera notre candidature ?
On se connaît bien, on connaît nos caractères, on a cette référence d’esprit d’équipe dans lequel on vit donc ça c’est important. On peut compter sur Tony dans sa responsabilité personnelle, dans son engagement, sa détermination… Rappelez-vous Jean-Claude Killy quand il a fait Albertville 92. Il sortait de compétition, de trois victoires olympiques - comme Tony. Il a réussi car il avait autour de lui une référence dans laquelle il était en confiance et il a su tirer de cette confiance le meilleur de lui-même. On peut compter sur Tony, c’est le même esprit, la même force, je pense qu’il sera capable de rivaliser avec les meilleurs.

Le nouveau logo présenté ce matin au CNOSF…
C’est le logo référent de l’ensemble du sport français, pas spécialement pour les Jeux olympiques, mais qui forme un élément de réforme important. C’ets un nouveau signal, la modernité d’un logo, c’est la modernité d’une nouvelle génération. C’est un point important pour que chacun se reconnaisse dans ce dispositif d’accompagnement de la carrière.

L’Access365 est présenté par Alexandre Delpérier du lundi au jeudi de 18h à 19h30 et de 19h30 à 21h.

Sport365 est disponible sur Orange (canal 89), Free (canal 140), Numéricable (canal 157), Canal Sat (canal 124), SFR (canal 74) et Bouygues Telecom (canal 63)

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