Azerbaïdjan : pourquoi l'Europe ferme les yeux

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Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le 21 juin 2013 à Bruxelles.
Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le 21 juin 2013 à Bruxelles.

Il ne fait pas bon fâcher un important partenaire économique, même si celui-ci est loin d'être un modèle de démocratie. La République d'Azerbaïdjan, qui va alimenter l'Europe en gaz au cours des prochaines décennies, est sur le point de porter mercredi à la présidence Ilham Aliev pour la troisième fois consécutive. Un homme qui a succédé à son père, Heydar Aliev, ancien chef local du KGB puis membre du Politburo, l'organe dirigeant de l'URSS, qui avait été élu deux ans après l'indépendance de l'ex-République soviétique, en 1991.

Homme longiligne à la réputation de flambeur, Ilham Aliev, un moustachu âgé de 51 ans, dirige le pays d'une main de fer depuis déjà une décennie. "Au cours des dix dernières années, le pays a vraiment reculé en termes de démocratie, en n'ayant aucun respect pour les droits humains. Toute voix dissidente est durement réprimée", souligne Rebecca Vincent, directrice de l'antenne de Human Rights Club à Bakou, interrogée par Le Point.fr. Tout d'abord élu en 2003 avec 76 % des suffrages, Ilham Aliev est plébiscité de nouveau en 2008, avec 89 % des voix. Prisonniers politiquesChaque fois, les observateurs occidentaux dénoncent de nombreuses irrégularités et doutent de l'impartialité du scrutin. Mais le président azerbaïdjanais n'en a cure et s'est même payé le luxe, en 2009, de changer par référendum la Constitution qui limitait à deux les mandats présidentiels. Crédité cette année de 80 % des...

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