Azerbaïdjan : à Nradaran, les islamistes défient le régime

le
0
REPORTAGE - La ville de Nradaran est l'un des très rares endroits du pays où l'on peut qualifier le président Aliev «d'usurpateur».

En cette fin d'après-midi, les doyens de Nradaran prennent le frais sur la place de l'Imam-Hussein, bercée par la brise de la mer Caspienne, toute proche. C'est l'heure des boissons locales, des biscuits et des palabres. Mais aussi de la prière. Dans la rue poussiéreuse qui mène à la grande mosquée, on croise, furtivement, des silhouettes féminines tout de noir vêtues. Dans ce bourg de 9000 habitants, situé à vingt kilomètres de Bakou, la figure tutélaire du petit-fils de Mahomet -personnage sacré dans la confession chiite- semble veiller sur les âmes, comme en témoignent les citations de l'imam, calligraphiées sur les murs. «Je ne luttais pas pour des biens, juste pour l'islam», prêchait le fils d'Ali, qui mourut en martyr à la bataille de Karbala (680).

Combattants de la foi

À leur manière, les fidèles de Nradaran se veulent des combattants de la foi. À notre arrivée, un habitant nous interpelle: «Ici, les Français ne sont pas les bienvenus, car ils porten

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant