Ayrault présente son programme "Investir pour la France"

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AYRAULT PRÉSENTE SON PROGRAMME "INVESTIR POUR LA FRANCE"
AYRAULT PRÉSENTE SON PROGRAMME "INVESTIR POUR LA FRANCE"

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présente ce mardi à Paris son programme "Investir pour la France" destiné à financer des projets pour la décennie à venir grâce à une enveloppe de 10 à 12 milliards d'euros assortie d'un emprunt limité.

Industrie, recherche, transition écologique et nouvelles technologies sont les grands axes du train de mesures destiné à installer des outils solides, de long terme, sur lesquels appuyer une croissance française qui se fait toujours attendre.

Selon plusieurs sources gouvernementales, ce plan présenté par le Premier ministre à l'université Pierre et Marie Curie sera assorti d'un emprunt d'un montant limité pour lever une partie des fonds.

Le Commissariat général à l'investissement, dirigé par Louis Gallois, a proposé aux services de Matignon de lui affecter entre 10 et 12 milliards d'euros dans le cadre du plan d'investissement.

"La fourchette haute" devrait être retenue, a-t-on indiqué à Reuters de source proche du dossier.

L'Etat devrait accélérer ses cessions de participations dans des entreprises pour contribuer au financement, après plusieurs opérations de ce type ces derniers mois.

L'Etat a vendu des participations dans EADS, Safran et Aéroports de Paris et compte poursuivre cette politique pour dégager des marges de manoeuvre. La Caisse des dépôts, son bras armé financier, pourrait être mise à contribution.

Le plan d'investissement regroupera des initiatives déjà annoncées comme le plan de développement du numérique et le projet du "Grand Paris".

NE PAS EFFRAYER LES MARCHÉS

Il tirera aussi les enseignements du rapport Duron qui taille dans le vif du Schéma national des infrastructures de transports (Snit) hérité de l'ère Sarkozy comprenant pour 245 milliards d'euros de projets ferroviaires, routiers et fluviaux sur 25 ans. Ce rapport préconise l'abandon de projets de lignes TGV ou de nouveaux canaux.

Le plan d'avenir complétera les investissements d'avenir du "grand emprunt" lancé par Nicolas Sarkozy.

Pour financer un programme de 35 milliards d'euros de recherche et d'innovation, le gouvernement de François Fillon avait levé 22 milliards d'euros sur les marchés et apporté le complément via le remboursement du plan d'aide pour les banques.

L'emprunt annoncé mardi sera très inférieur aux 22 milliards d'euros empruntés par le précédent gouvernement, pour ne pas effrayer les marchés.

Comme sous François Fillon, une part des fonds pourrait être utilisée pour doter des fondations, pour des prêts ou des prises de participation, ce qui ne creusera pas la dette.

Dans un entretien aux Echos, l'économiste Elie Cohen juge utile de réabonder le Plan d'investissement d'avenir "d'une dizaine de milliards d'euros directement consommable", sans crier au miracle.

"L'expérience m'a montré que, parfois, ce n'est pas tant l'argent mis sur la table que la multiplicité des projets qui manque. Il y a des limites à ce que le système peut accepter en termes d'accélération et d'accompagnement de nouveaux projets", dit-il. "Par ailleurs, les entreprises ne sont pas toujours enthousiastes à l'idée de s'engager sur un partenariat public-privé".

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • nebraska le mardi 9 juil 2013 à 12:45

    Bande de pingouins : 10 milliard S/10 ans soit 1 milliard par an sur un budget de ???? 2000 milliards, c'est bien ça non ? Quelle bande de ploucs. Moi en tant que chef d'entreprise, je trouverais sans probléme comment économiser 200 milliards.

  • knbskin le mardi 9 juil 2013 à 12:34

    Ce n'est pas 10 Mds qu'il faut investir en recherche et en R&D ... c'est 100 Mds ... PAR AN ! Mais en recherche UTILE et en R&D UTILE, c'est-à-dire reposant sur la PI et les brevets. Les brevets créent les Nobel, et pas l'inverse. C'est en boostant la R&D qu'on finit par booster la recherche fondamentale ... Mais bon, c'est incompréhensible par une Ayrault ou un Pépère ...

  • lhonderm le mardi 9 juil 2013 à 11:12

    JMZ (Jean-Marc Zero) n'est qu'un fonctionnaire qui ne sert à rien.

  • lhonderm le mardi 9 juil 2013 à 11:11

    N'importe quoi. Ils confondent la recherche qui ne sert à rien (du genre "chercheurs à l'université") et innovations des entreprises. L'innovation se fait tout seul, pour autant que les conditions de rentabilité soient réunies.

  • 11881561 le mardi 9 juil 2013 à 11:09

    ZERO sur toute la ligne !

  • yanni122 le mardi 9 juil 2013 à 10:56

    Affligeant

  • jyth01 le mardi 9 juil 2013 à 10:47

    Il ne comprendrons jamais (normal ce sont des fonctionnaires) que seules des baisses des prél_vements charges impˆots et taxes de tous poils permettront à la créativité et à l'entrepris de se développer.

  • 11246605 le mardi 9 juil 2013 à 10:34

    A quand la suppression des projets "Le grand Paris" et le nouvel aéroport à Nantes ? Coût : 33,5 milliards et 550 millions !

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