Ayrault dit assumer le redressement douloureux de la France

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FACE À L'ASSEMBLÉE, JEAN-MARC AYRAULT ASSURE SAVOIR OÙ IL VA
FACE À L'ASSEMBLÉE, JEAN-MARC AYRAULT ASSURE SAVOIR OÙ IL VA

Répétition intégrant la correction officielle du résultat du suffrage après ratification des services de l'Assemblée, au dernier paragraphe.

par Sophie Louet et Emile Picy

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault a assuré mercredi une majorité perplexe et une opposition critique de sa "détermination réformiste" pour redresser l'économie française, concédant les "efforts difficiles" demandés à des Français de plus en plus défiants.

"Je sais où je vais", a affirmé le Premier ministre à la tribune de l'Assemblée nationale, en réponse à la motion de censure des députés UMP, qui l'accusent de mener la France vers "l'abîme" en se trompant de diagnostic et en administrant "une mauvaise médecine".

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, à l'initiative de cette 54e motion de censure de l'histoire de la Ve République, a porté le fer en soulignant "l'inquiétude des Français" quant à la "capacité" du Premier ministre "à décider du destin de notre pays dans cette période de crise".

Un écho prémédité aux doutes qui se sont fait jour au sein de la majorité - et du gouvernement - sur les choix politiques et l'autorité de Jean-Marc Ayrault, dont la cote de confiance chute à l'aune de celle du président François Hollande.

"Soit François Hollande continue de louvoyer, spectateur impuissant du lent déclin économique et moral de notre pays (...), soit il change radicalement de politique pour porter les réformes que le XXIe siècle rend impératives", a lancé Jean-François Copé.

"J'ASSUME"

Le président de l'UMP, qui trouvait là l'occasion de se poser en opposant numéro un au pouvoir socialiste en l'absence de François Fillon, parti en Russie, a "adjuré" le Premier ministre de mettre un terme à "l'étranglement fiscal" des Français et à libérer le travail pour donner les coudées franches à un "front des producteurs".

"Soyez Schröder lançant les réformes qui ont permis à l'Allemagne de sauver son modèle social en renforçant sa compétitivité. (...) Soyez Clémenceau, capable de choisir son pays plutôt que son parti", a-t-il dit.

Au "règlement de comptes", à la "tentation du Teapartysme", Jean-Marc Ayrault a opposé sa volonté d'un "compromis historique" pour "réarmer le pays" et remporter la "bataille" de l'emploi.

S'efforçant de donner des gages de sa détermination "sans faille", de sa solidité face aux accidents de parcours qui ont jalonné les dix mois de la présidence Hollande - dernier en date, la démission du ministre du Budget Jérôme Cahuzac -, il a défendu sa méthode souvent contestée. "J'assume", a-t-il répété.

"Je sais combien les efforts que je demande sont difficiles. Je sais que, pour ceux qui souffrent, aucun changement n'est assez rapide. Ce que je veux, c'est que chaque Français soit partie prenante du redressement", a-t-il expliqué, formulant le voeu de "réveiller l'espoir".

S'engageant à une "fiscalité stable" et "juste", il a réitéré l'engagement de ramener les comptes publics à l'équilibre en 2017, essentiellement par un "effort sur la dépense publique".

"Vous avez déposé le bilan de la France, nous, nous le redressons", a-t-il lancé à l'opposition, sous les applaudissements polis des députés de gauche, qui avaient réclamé au Premier ministre "un discours de chef".

La motion de censure a été rejetée sans surprise, les socialistes et leurs alliés disposant de la majorité absolue à l'Assemblée, mais l'initiative de Jean-François Copé a fait le plein des voix de droite puisqu'elle a recueilli 228 suffrages, et non 229, selon une correction officielle après ratification des services de l'Assemblée.

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  • M8725649 le mercredi 20 mar 2013 à 22:18

    il a expliqué savoir où il allait....ce qui semble être une évidence pour lui l'est moins pour les autres.

  • emst le mercredi 20 mar 2013 à 21:47

    Qu'il commence par faire comme dans toutes les entreprises bien gérées : La diminution du des frais fixes et du seuil de "rentabilité" si l'on peut extrapoler ce qui se passe dans le privé au service public. Cela veut dire supprimer toutes les dépenses inutiles entre autres tout ceux qui ne font rien au niveau des mairies et des ministères. Il y en a un paquet, que l'on paye par nos impots

  • M5850553 le mercredi 20 mar 2013 à 21:41

    Redressement douloureux pour qui????????............................................................................................................................................

  • knbskin le mercredi 20 mar 2013 à 21:40

    Il faut bien comprendre qu'un prof d'allemand est un bran.leur parmi les profs : classes avec peu d'effectifs, niveau moyen des élèves faible, et donc peu de copies faciles à corriger. C'est d'ailleurs cela qui lui a permis de faire de la politique très tôt ! ;)

  • 2445joye le mercredi 20 mar 2013 à 19:40

    Bien sur qu'il sait où il va: déficit budgétaire ramené à 3% fin 2013 et inversion de la courbe du chômage fin 2013

  • jean.e le mercredi 20 mar 2013 à 19:24

    nous aussi: dans le mur

  • janaliz le mercredi 20 mar 2013 à 19:24

    Je ne peux pas dire que j'avais une idée positive sur lui avant, mais il faisait partie de ceux que je trouvais à peu près capables de faire quelque chose, contrairement à son chef. Mais là c'est une cata ce type. Entouré d'un conglomérat, contraire d'une équipe, de + nuls les uns que les autres. Une mention pour Valls, éventuellement.

  • santus le mercredi 20 mar 2013 à 18:39

    Hausse stable (10 %) de la fiscalité chaque année pour les travailleurs et 0 impôts pour les élus. Donc hausse des prélèvements stables pour les uns et privilèges stables pour les autres. Il n'a pas menti, tous est stable, sauf le pays qui s'enfonce et les chômeurs dont la courbe d'inscription s'affole.

  • cristo le mercredi 20 mar 2013 à 18:37

    Je ne suis pas sur de savoir où IL va mais pour l'économie de ce pays je n'ai plus le moindre doute !

  • M1625665 le mercredi 20 mar 2013 à 18:32

    nous aussi à Nantes enseigner l'allemand