Axa : un cocktail gagnant pour les assureurs

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(lerevenu.com) - Des taux d'intérêt qui remontent, mais pas trop vite et des marchés boursiers plutôt bien orientés grâce à une économie américaine, enfin, en plein redémarrage, voilà les conditions d'exploitation idéales que les assureurs appelaient de leurs v?ux. La persistance de taux d'intérêt très bas mettait, en effet, en péril le c?ur de leur activité, la gestion de l'épargne confiée par leurs assurés. En d'autres termes, pour Axa, il sera plus facile de garnir les fonds en euros des contrats d'assurance vie avec des titres obligataires plus rémunérateurs. Quant aux unités de compte - investies en actions- de ces mêmes contrats, ils bénéficieront de la bonne tenue des marchés boursiers. 

Aux Etats-Unis, les marchés se sont inquiétés d'entendre Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, dire quela politique monétaire à taux d'intérêt bas prendrait fin à mesure que la conjoncture s'améliorerait. Mais, les compagnies d'assurance peuvent faire une autre lecture de cette prévision : la banque centrale américaine pilotera une remontée en pente douce du niveau général des taux d'intérêt. Mais en faisant tout pour éviter un relèvement trop brutal qui ferait à coup sûr plonger la valeur des portefeuilles obligataires des assureurs. 

De son côté, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, a assuré, lui, qu'il ferait tout pour que les économies de la zone euro relèvent, enfin, la tête. Les taux d'intérêt en Europe devraient donc demeurer faiblement rémunérateurs, mais cela devrait favoriser les marchés boursiers, donc les portefeuilles d'actions des compagnies d'assurance. 

D'ailleurs, on voit d'ores et déjà les effets positifs de ces politiques monétaires «accommodantes», sur les fonds de pension des entreprises anglo-saxonnes qui souffraient, depuis plusieurs années, d'un sous-financement chronique. Selon des calculs du cabinet de conseil Mercer, les grands groupes américains de l'indice S&P 500 couvrent en moyenne à 88% leurs engagements à l'égard de leurs retraités, ce qui est le taux le plus élevé depuis octobre 2008, avec même une amélioration de 14 points depuis janvier dernier. Certes, les groupes américains ont exigé des cotisations-retraite plus élevés, mais leurs fonds de pension ont pu aussi investir dans des obligations à taux facial plus élevé et l'indice S&P 500 a gagné 14% depuis janvier dernier. 

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