Axa et Eurazeo entrent au capital de la société Capzanine

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AXA ET EURAZEO AU CAPITAL DE CAPZANINE
AXA ET EURAZEO AU CAPITAL DE CAPZANINE

PARIS (Reuters) - La société de gestion Capzanine a annoncé lundi avoir ouvert son capital à Axa France et à Eurazeo via une prise de participation de 22% pour chacun des deux groupes.

Capzanine indique dans un communiqué qu'Axa France et Eurazeo se sont aussi engagés à investir ensemble 380 millions d'euros dans le cadre des deux levées de fonds prévues dans le courant de l'année 2016.

Avec ses deux nouveaux actionnaires, la société de gestion espère ainsi accélérer son développement à l'international et cherche désormais à s'implanter au Benelux (Belgique-Pays-Bas-Luxembourg) et en Italie après avoir ouvert cette année en Espagne.

"Nous venons de recruter une personne pour notre implantation en Espagne. Nous avons également l'intention d'être présent prochainement au Benelux puis en Italie", a expliqué Christophe Karvelis, fondateur et président de Capzanine, lors d'une interview à Reuters.

"Si les deux levées de fonds se passent bien, nous pouvons envisager une implantation au Benelux dès fin 2016", a poursuivi le dirigeant.

Créé en 2004, Capzanine est spécialisé dans l'investissement dans les petites et moyennes entreprises (PME) en fonds propres et en dette privée.

La société de gestion gère un portefeuille de 1,1 milliard d'euros, un montant qui n'intègre pas les encours gérés par sa filiale Artemid.

Outre le développement de l'entreprise à l'international, le président de Capzanine a dit souhaiter également ouvrir prochainement le capital "à quatre managers seniors".

"Pour pérenniser nos métiers, pour faire croître la société de gestion, il est important que les équipes soient associées au capital", a fait valoir Christophe Karvelis.

Interrogée sur une introduction en Bourse, la société de gestion a indiqué qu'un tel projet n'était "pas d'actualité".

"Nous sommes très contents de cette association à trois. C'est une opération assez atypique sur le marché du 'private equity' où les investisseurs institutionnels ont aujourd'hui tendance à vendre leurs sociétés de gestion ou à leur rendre leur indépendance", a souligné Christophe Karvelis.

(Matthieu Protard, édité par Alexandre Boksenbaum-Granier)

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