Axa écarte toute acquisition majeure, guette les émergents

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RÉSULTATS EN HAUSSE POUR AXA EN 2013
RÉSULTATS EN HAUSSE POUR AXA EN 2013

par Matthieu Protard et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - L'assureur français Axa a écarté vendredi tout projet d'acquisition majeure mais se laisse la possibilité de saisir des occasions de croissance externe grâce à la chute de certaines devises de pays émergents.

Le numéro deux de l'assurance en Europe, après l'allemand Allianz, a ainsi rappelé avoir investi 5 milliards d'euros depuis 2010 dans les pays émergents.

Il a notamment acquis l'an dernier 50% du capital de l'assureur chinois Tian Ping pour 485 millions d'euros et a pris le contrôle du quatrième assureur colombien Colpatria Seguros pour 259 millions d'euros.

"Il n'y a pas de risque pour qu'on surprenne avec une très grosse acquisition", a déclaré le PDG Henri de Castries lors de la conférence de presse de présentation des résultats annuels du groupe.

Prié de dire si la dépréciation de certaines devises dans les pays émergents pouvait créer des opportunités d'acquisition, le directeur général délégué du groupe Denis Duverne a répondu : "C'est évidemment quelque chose que nous regardons."

L'assureur français a souligné qu'il ne s'était pas fixé pour cette année de budget pour d'éventuelles acquisitions.

"Cela va dépendre des opportunités qui peuvent se présenter dans les marchés", a insisté Denis Duverne. "Nous sommes disciplinés dans la façon dont nous regardons nos acquisitions. Nous les payons au juste prix."

L'an dernier, Axa a augmenté de 14% son résultat opérationnel après avoir amélioré les marges de ses activités d'assurance-vie et d'assurance-dommages.

Dans l'assurance-vie, sa marge sur les affaires nouvelles a été portée à 34,6% fin 2013 contre 31,2% un an plus tôt. Le ratio combiné de l'assurance-dommages est lui abaissé à 97,8% contre 98,9%.

EFFORT SUPPLÉMENTAIRE SUR LA DETTE

Au final, le résultat net du groupe a augmenté en 2013 de 10% à 4,5 milliards d'euros, mais se révèle inférieur aux attentes des analystes qui, selon les données Thomson Reuters I/B/E/S, anticipaient en moyenne un bénéfice net de 4,96 milliards.

"Le résultat opérationnel (...) est fortement tiré par le résultat opérationnel de l'activité vie, en particulier grâce à la très bonne performance des Etats-Unis, du Japon et de l'Allemagne", a souligné le directeur financier, Gérald Harlin, lors d'une conférence téléphonique.

En Bourse, l'action Axa, qui signait la deuxième plus forte baisse de l'indice CAC 40 en début de matinée, a effacé ses pertes en milieu de journée. A 13h40, le titre gagnait 0,3% à 19,615 euros.

"La principale déception vient, selon nous, du dividende qui à 0,81 euro par action nous paraît timide par rapport au consensus qui attendait un dividende de 0,83 euro", relève un trader.

Le dividende proposé représente une progression de 13% par rapport à celui versé en 2012.

Pour les analystes de Deutsche Bank, une charge de 200 millions d'euros liée à un provisionnement sur la mortalité aux Etats-Unis explique les résultats sous les attentes mais les comptes de 2013 ne modifient pas la vision à long terme du groupe.

Après avoir atteint par avance à fin 2013 son objectif de réduction de sa dette, le groupe s'est fixé un nouvel objectif de ratio d'endettement compris entre 23% et 25% pour fin 2015, contre 25% précédemment.

A fin 2013, son ratio d'endettement ressort à 24% contre 26% en 2012.

Edité par Dominique Rodriguez

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  • melvyn1 le vendredi 21 fév 2014 à 10:48

    mais qui paye les catastrophes ? nous............c'est simple, on augmente les primes ass incendies...........et donc on espère moins de cata dans le futur, et hop, axa monte.Si plus de cata, on augmenteras les primes..................

  • noterb1 le vendredi 21 fév 2014 à 09:57

    ..."déçoit par le dividende....en progression de 13%..." une augmentation de 13 % c'est une véritable misère en effet .

  • paullan4 le vendredi 21 fév 2014 à 09:52

    "Le résultat opérationnel (...) est fortement tiré par le résultat opérationnel de l'activité vie, en particulier grâce à la très bonne performance des Etats-Unis". Cela n'a donc pas a voir avec les catastrophes naturelles

  • rotul le vendredi 21 fév 2014 à 09:06

    ils justifient les hausses de cotisation par de plus en plus de phénomènes météo.....

  • M4328752 le vendredi 21 fév 2014 à 09:03

    plus il y a de catastrophes et meilleur c'est ! RIRES !!