Avocat en Iran : le choix entre prison et exil

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Mahnaz Paraakand, avocate iranienne des droits de l'homme, contrainte à l'exil en Norvège en 2011.
Mahnaz Paraakand, avocate iranienne des droits de l'homme, contrainte à l'exil en Norvège en 2011.

L'épisode est lourd de sens. New York, septembre 2013 : le nouveau président iranien fraîchement élu, le "modéré" Hassan Rohani, profite de son premier passage à la tribune de l'ONU pour adresser un message aux militants iraniens exilés : "Entrez en Iran, vous ne courez aucun risque !" Installé à Paris, le journaliste iranien Serajeddin Mirdamadi, très actif pendant le Mouvement vert de 2009 (les manifestations contestant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad), le croit sur parole. Or, à son arrivée quelques jours plus tard à l'aéroport Imam Khomeini de Téhéran, Mirdamadi se voit immédiatement confisquer son passeport par les autorités islamiques. Après sept mois d'interrogatoires auprès des renseignements iraniens, le journaliste est envoyé en détention dans la funeste prison d'Evin. Le 27 juillet 2014, il est condamné à six ans de prison pour "propagande contre l'État" et "conspiration pour la sécurité nationale". "Cela montre bien à quel point on ne peut faire confiance à ce gouvernement", lance d'emblée Mahnaz Paraakand. Centre pour la défense des droits de l'homme Avocate iranienne de renom, Me Paraakand a préféré l'exil aux barreaux d'Evin. En charge de nombreux prisonniers politiques iraniens, elle participe en 2002 à la création du Centre pour la défense des droits de l'homme à Téhéran en compagnie de Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix 2003. Or, douze ans plus tard, le centre est fermé, et tous ses avocats...

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  • M4189758 le mardi 16 déc 2014 à 07:34

    JPi - Français en France ou le choix entre les gauche/droite confondues dans le renoncement et le FN.