Aviva Investors France privilégie les entreprises via des actions... et des obligations

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(NEWSManagers.com) - Pascal Heurtault, directeur des gestions d' Aviva Investors France (AIF), souligne d'emblée qu'il n'a aucun problème pour trouver des idées d'achat autres que les télécoms sur le marché des actions, et que les valorisations s'avèrent actuellement modérées. Autrement dit, AIF considère que les actions sont la classe d'actifs la plus rémunératrice pour cette année, parce que les entreprises sont riches et ont réduit leur endettement tandis que les bénéfices vont augmenter au bas mot de 30 %.
Sur les taux et le crédit, AIF privilégie le portage et adopte une attitude neutre, tout en misant sur les signatures bancaires (les fameux " tier one" qui ont été excessivement massacrés). Le gestionnaire, qui affiche 77 milliards d'euros d'encours dont 68 % en obligataire (à 95 % en taux fixe), est en revanche négatif sur le monétaire, une classe d'actifs à éviter.
Pour un fonds diversifié comme l' Aviva Investors Equilibre (664,7 millions d'euros, lancé le 14 avril 1998), cela se traduit par une allocation de 60 % aux actions et 30 % aux taux, dont 11 points chacun pour les financières et les " corporates" , donc un peu plus de 70 % sur les entreprises au sens large.
A un échelon plus international, AIF est actuellement plus prudent sur les actions des pays émergents, dont les valorisations sont très " tendues" . De fait, le gestionnaire s'est allégé sur les émergents, notamment la Chine et le Brésil, dans son fonds international, alors que les valeurs américaines sont surpondérées pour des considérations liées à la fois à la reprise et au dollar. Le fonds est également surpondéré sur la zone euro.
Obligataire : trois hypothèses, trois produits
Jean-François Boulier, président du directoire d'AIF, n'a pas manqué l'occasion d'une rencontre avec la presse pour mettre en exergue trois des savoir-faire d'AIF dans le domaine de l'investissement obligataire. Il a ainsi confié le soin à Denis Lehman, gérant obligataire, de faire le point sur trois des outils utilisés en compte propre, mais destinés aussi à être commercialisés notamment auprès des investisseurs institutionnels.
Pour faire face à la remontée graduelle des taux sur le moyen terme, parce que la courbe devrait s'aplatir avec une hausse des taux courts, AIF propose Aviva Investors Obligations Variables (291 millions d'euros contre 150 millions " maison" ), un produit qui a pour objectif de " se dédouaner du directionnel" et qui est particulièrement sensibilisé à la déformation de la courbe. Cet outil de gestion, initialement interbancaire, utilise swap CMS 10 (constant maturity swap 10 ans) contre l'Euribor 3 mois (ou 6 mois), mais ne se sert pas d'options, ce qui serait coûteux, souligne Jean-François Boulier.
Dans une optique de reprise de l'inflation sur le moyen terme, Denis Lehman suggère l' Aviva Investors Inflation Euro (88 millions d'euros, lancé le 30 avril 2009), qui minimise l'impact de la hausse des taux réels grâce à l'utilisation " dynamique" de produits dérivés pour arbitrer à la fois les écarts d'inflation d'un pays à l'autre, les stratégies corrélées à l'inflation et les différentes échéances sur la courbe des taux.
Enfin, pour extraire de la valeur des obligations d'entreprise, la gamme comporte l' Aviva Investors Alpha Yield (43,5 millions d'euros, lancé en septembre 2008), un fonds opportuniste qui vise actuellement à profiter notamment du " gras" qui subsiste sur les spreads pour les subordonnées bancaires (tier one).

info NEWSManagers

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