Aviva alloue 3 milliards de livres à l'investissement vert d'ici 2020

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(NEWSManagers.com) -

Dans le contexte de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), qui se déroulera fin novembre à Paris, le groupe d'assurances Aviva a dévoilé, ce 24 juillet, sa stratégie pour participer à la lutte contre le changement climatique en tant qu'investisseur. Cette stratégie repose sur cinq piliers, dont des investissements de 500 millions de livres par an d'ici 2020 dans des infrastructures à faible émissions de CO2. La compagnie d'assurance entend également utiliser son pouvoir d'influence en tant qu'investisseur institutionnel. " La réponse stratégique d' Aviva présente une nouvelle série d'engagements importants menée par un investisseur institutionnel de premier plan en amont de la conférence climat de l'ONU à Paris, engagements qui jouent un rôle clé dans la construction de la confiance d'un nouvel accord universel, a déclaré Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. La détermination d' Aviva à investir 500 millions de livres par an dans les infrastructures ‘bas-carbone' est particulièrement remarquable tandis que le monde espère verdir quelque 90.000 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures au cours des 15 prochaines années."

La stratégie d'investissement du groupe Aviva pour lutter contre le changement climatique repose sur les cinq piliers suivants:

1. Intégrer le risque climatique dans les décisions d'investissement: Aviva demeure profondément engagé à ce que les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) soient inclus dans l'analyse et la prise de décision d'investissement. Le groupe poursuivra la recherche de moyens d'intégrer le risque carbone aux côtés des autres enjeux ESG. Il renforcera sa recherche active de collaboration avec d'autres acteurs afin de publier de nouveaux rapports et idées sur le sujet.

2. L'investissement dans des infrastructures faiblement émettrices de CO2 " investissements verts " : La transition vers une économie à faible intensité carbone nécessite des capitaux. Une grande partie devra être orientée vers les infrastructures. Aviva a décidé d'allouer un investissement annuel de 500 millions de livres d'ici 2020 dans des infrastructures faiblement émettrices de CO2. Cela signifie des investissements dans les énergies renouvelables (comme l'énergie solaire photovoltaïque, éolienne et d'autres technologies) et l'efficacité énergétique (telles que les centres d'énergie nouvelle réduisant la demande des utilisateurs en énergie). L'objectif est d'obtenir un " retour carbone sur investissement " en plus du rendement financier qui est chiffré à 100 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) d'économie par an.

3. Soutenir une action politique forte sur le changement climatique: La transition en douceur vers une économie faible en carbone est un enjeu majeur. Le changement climatique résulte d'une défaillance des marchés nécessite l'intervention des gouvernements pour la corriger. La compagnie souhaite donc interpeller les décideurs politiques pour soutenir un objectif de réduction des gaz à effet de serre à long terme crédible lors des prochaines négociations de la COP21 à Paris en Décembre 2015 et au-delà.

4. Gestion active sur le risque climatique: Le Groupe a l'obligation de protéger et d'améliorer la valeur des actifs de ses clients. Agissant à titre de gestionnaire responsable, Aviva est extrêmement soucieux de l'engagement actionnarial qui se traduit notamment par l'exercice de son droit de vote lors des assemblées générales des sociétés dans lesquelles il investi. Aviva s'engage activement à pousser les entreprises dans lesquelles il est actionnaire à avoir une stratégie claire de lutte contre le changement climatique. Cela signifie réduire ou atténuer leur impact carbone, arbitrer leurs dépenses en capital et développer un lobbying responsable en ligne avec une économie faible en carbone.

5. Désinvestir si nécessaire: Le Groupe se désinvestira des entreprises à très forte intensité en carbone dont il considère qu'elles ne font pas suffisamment de progrès vers les objectifs d'engagement fixés. Cette décision ne sera évidemment pas prise à la légère et seulement dans les cas où il croit que le désinvestissement est une réponse équilibrée et proportionnée.

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