Aveux pour des agressions sexuelles dans des campings

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LYON (Reuters) - Un homme de 32 ans soupçonné d'avoir agressé sexuellement une fillette de 11 ans dans un camping en Ardèche a avoué les faits au cours de sa garde vue et reconnu quatre autres agressions dans des camps de tentes du sud du département, a annoncé samedi le vice-procureur de Privas, Franck Alzingre.

Il avait été initialement placé en garde à vue pour une agression sexuelle commise dans la nuit de mardi à mercredi dans un camping de Saint-Didier-sous-Aubenas mais a avoué de manière spontanée avoir commis d'autres faits de même nature en juillet.

Les enquêteurs sont remontés jusqu'à cet homme, interpellé vendredi soir à son domicile de Saint-Lager-Bressac, un petit village ardéchois de 870 habitants, grâce notamment son ADN.

Le magistrat est resté évasif sur le passé du gardé à vue, précisant seulement qu'il n'y avait pas de suivi particulier en cours pour cet homme.

Le parquet envisageait samedi soir une prolongation de la garde à vue et un dessaisissement au profit du parquet d'Avignon.

Dans la nuit de mardi à mercredi, il se serait introduit dans une tente occupée par deux enfants et aurait "agressé l'une d'entre elles" avant d'être "mis en fuite par les cris des deux jeunes filles", avait expliqué vendredi Franck Alzingre.

Un portrait-robot avait pu être établi grâce au témoignage de la victime et faisait l'objet d'une diffusion nationale dans tous les services de police et de gendarmerie.

A Saint-Lager-Bressac, la population est stupéfaite et décrit un voisin sympathique et serviable.

"Quand on a appris cette interpellation, ça a fait l'effet d'une bombe. Saint-Lager-Bressac est une petite commune tranquille, où il fait bon vivre", a déclaré Alain Bernard, le maire de la commune.

Arnaud Grange, édité par Yves Clarisse

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