Avertissement sur résultats chez GDF Suez, le titre plonge

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LE TITRE GDF SUEZ CHUTE LOURDEMENT À LA BOURSE DE PARIS
LE TITRE GDF SUEZ CHUTE LOURDEMENT À LA BOURSE DE PARIS

par Benjamin Mallet et Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - L'action GDF Suez a chuté à un plus bas historique jeudi à la Bourse de Paris, dans des volumes très élevés, l'énergéticien ayant prévenu la veille d'un recul de ses résultats en 2013 et 2014 par rapport à cette année en raison notamment de la crise européenne qui affecte la demande en gaz et électricité.

GDF Suez a aussi annoncé un nouveau plan d'économies de 3,5 milliards d'euros à l'horizon 2015.

A 11h45, le titre perd 12,35% à 15,14 euros, dans des volumes représentant plus de cinq fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois. En début de séance, l'action GDF Suez est tombée à 14,55 euros, son plus bas niveau depuis l'introduction du groupe en Bourse en juillet 2005.

GDF Suez accuse de loin la plus forte baisse des indices CAC 40 et SBF 120, pour leur part en hausse de 0,48%.

GDF Suez vise un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,1 et 3,5 milliards d'euros en 2013 et 2014, contre un objectif de 3,7 milliards à 4,2 milliards d'euros confirmé pour 2012.

"Même si la faiblesse des prévisions de GDF Suez fait suite à des tendances semblables de la part de ses concurrents, nous nous attendons à une baisse de l'action compte tenu de l'importance de l'abaissement" de prévisions, a indiqué UBS dans une note.

Un autre analyste, basé à Londres, souligne de son côté que les commentaires du groupe sur la crise européenne et son plan d'économies étaient attendus mais que "l'effet net de ces deux éléments est pire que ce que le marché avait prévu".

Il rappelle également que GDF Suez reste confronté à des risques politiques liés à l'éventuelle décision de la Belgique de ne pas redémarrer les deux réacteurs du groupe à l'arrêt en Belgique et aux tarifs du gaz en France.

Electrabel, filiale de GDF Suez en Belgique, a annoncé jeudi matin que les fissures sur les cuves principales de ces deux réacteurs ne les empêchaient pas de fonctionner en toute sécurité et qu'ils devraient être autorisés à redémarrer.

Deutsche Bank et Bank of America Merrill Lynch ont pour leur part tous les deux décidé de ne plus conseiller la valeur à l'achat.

DÉCISION LUNDI SUR LE GAZ EN FRANCE

"Le marché européen de l'énergie est en pleine transformation, on peut d'ailleurs dire qu'il est en crise", a déclaré lors d'une conférence de presse le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet.

"Cette crise se caractérise à la fois par une demande faible, une pression constante à la baisse sur les coûts du fait de l'existence de surcapacités thermiques, un ralentissement du taux d'utilisation des centrales à gaz et un cadre réglementaire de plus en plus stricte", a-t-il ajouté.

Evoquant le plafonnement des tarifs du gaz en France, Gérard Mestrallet a précisé que le manque à gagner pour le groupe s'élevait à quelque 185 millions d'euros sur l'ensemble de 2012, dont 165 millions au quatrième trimestre.

Il a dit qu'il prévoyait que le nouveau mode de fixation des tarifs du gaz en France envisagé par le gouvernement maintienne le principe d'une couverture de ses coûts d'approvisionnement.

Le gouvernement, qui travaille à l'élaboration d'un nouveau cadre réglementaire, doit annoncer lundi prochain la hausse des tarifs du gaz au 1er janvier afin de tenir compte de la récente décision du Conseil d'État d'annuler un arrêté limitant à 2% l'augmentation pour les particuliers survenue fin septembre.

Détaillant son plan d'économies, le PDG a précisé qu'il comprenait des efforts sur les frais généraux à hauteur de 1,1 milliard, des mesures sur les dépenses opérationnelles représentant 1,7 milliard, des revenus supplémentaires de 600 millions et une baisse des frais financiers de 200 millions.

PAS DE PLAN SOCIAL

La société a réalisé près de 25.700 embauches au cours des neuf premiers mois de 2012, dont 13.770 en CDI, pour environ 2.200 départs à la retraite et 5.600 départs volontaires.

"Le groupe à la flexibilité pour gérer (son) adaptation sans problème et sans plan social", a déclaré Gérard Mestrallet, précisant que GDF Suez, malgré son plan d'économies, recruterait au cours des trois prochaines "plusieurs dizaines de milliers de personnes".

Le PDG a en outre indiqué que le développement du groupe continuerait de se faire principalement de façon organique.

GDF Suez étudie le rachat de certains actifs de gaz naturel liquéfié de l'espagnol Repsol, a-t-il toutefois confirmé, ajoutant qu'il ne s'interdisait pas des acquisitions petites ou moyennes.

Le groupe a également fait savoir mercredi que le pacte d'actionnaires de Suez Environnement ne serait pas renouvelé en juillet prochain, une opération qui lui permettra de déconsolider la dette de 8 milliards d'euros du spécialiste de l'eau et des déchets, dont il détient 35,7% du capital.

En Bourse, Suez Environnement cède 0,19% à 8,334 euros, après avoir en baisse de 1,5%.

Edité par Dominique Rodriguez

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  • techluxo le jeudi 6 déc 2012 à 12:57

    dehors les foncks , incapable en france , il ruinnes les gens , la france