Avec Safran, l'Etat vend un nouveau bijou de famille

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Avec Safran, l'Etat vend un nouveau bijou de famille
Avec Safran, l'Etat vend un nouveau bijou de famille

Chez les vieilles familles dans le besoin, quand les temps sont durs, il faut parfois céder une bague ou une gemme pour faire entrer un peu d'argent liquide. La France use des mêmes ficelles. Cette fois, l'État va céder 3,96% de sa participation dans le capital du groupe d'aéronautique et de défense Safran. Les ministères des Finances et de l'Economie l'ont annoncé ce lundi.

L'opération rapporterait environ un milliard d'euros. C'est ce que valent les 16,5 millions d'actions en voie d'être vendues, l'action Safran s'échangeant à 63,76 â,¬ à la clôture de la Bourse de Paris ce lundi.

La cession pourra être portée à 4,55% du capital (soit un nombre maximum de 18,975 millions d'actions) si «l'option de surallocation» est activée, précisent les ministères. Ce mécanisme permet de réguler le cours en bourse d'une action pour éviter une trop forte volatilité.

Cette cession est présentée comme une opération qui prend place «dans le cadre d'une politique de gestion active des participations de l'État», annoncent les ministères. L'objectif est double : «contribuer à l'effort de désendettement» et «investir dans des entreprises de secteurs porteurs de développement économique».

Déjà deux cessions en 2013

Pas question ici de braderie selon le gouvernement qui assure que sa politique «préserve les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l'État». A la fin de l'opération, l'État restera le premier actionnaire de Safran, avec 18,03% de son capital (17,44% si l'option de surallocation est activée). Sa participation dans Safran atteignait jusqu'alors 22% du capital du groupe.

Ce n'est pas la première fois que l'Etat puise dans le bas de laine étiqueté Safran. En novembre 2013, il a cédé 4,7% du capital de l'équipementier aéronautique. Une opération qui selon Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie de l'époque, devait rapporter «environ 900 millions d'euros». Et la France avait déjà cédé ...

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  • gendrefr le mardi 3 mar 2015 à 10:45

    georg 47, pas de menaces et l'amende 1..8 milliards d'euros de subventions illegale aux agriculteurs que le contribuable francais va payer, les deux navires vendus à la russie qui reste à quai, le manque à gagner de l'embargo commercial avec la russie.

  • fquiroga le mardi 3 mar 2015 à 09:31

    Faut bien "trafiquer" les comptes.......au lieu de "liquider" du fonctionnaire, on vend les bijoux de famille... et après????

  • roulio86 le mardi 3 mar 2015 à 08:42

    on vend les bijoux de famille pour payer les glandus, cmu, ame, plus primes et indemnités à nos 600000 parlementaires etc.....on achète la paix sociale.....quelle gestion ...........comme ça on ira plus vite dans le mur....

  • c.voyant le mardi 3 mar 2015 à 08:36

    Le rachat des part de Safran se fera avec les revenus de la dette du pays, au final se sera gratuit pour ceux qui vont entrer dans son capital!

  • c.voyant le mardi 3 mar 2015 à 08:34

    La Grèce n'est pas seule à se faire empapaouter par la finance, la dette des états est le plus juteux business jamais exploité par la finance pour mettre sous son joug les nations,la finalité à terme étant de privatiser les bijoux de familles comme en Grèce!

  • jpmay le mardi 3 mar 2015 à 08:11

    c'est pour quand la tour Eiffel ?

  • Georg47 le mardi 3 mar 2015 à 08:09

    idem12 : non je ne suis pas d'accord, ce n'est pas le résultat des menaces de Bruxelles, c'est le résultat d'une politique imbécile et axée uniquement sur une idéologie dépassée et électoraliste. Il faut réformer la France mais gauche et droite n'ont pas le courage.Politique à courte vue.

  • idem12 le mardi 3 mar 2015 à 07:10

    Voilà le résultat des menaces de Bruxelles : on privatise tout pour récupérer du pognon (ce qui au passage satisfait les chantres de l'ultra libéralisme). Et comme souvent résultat positif à court terme et catastrophique à long terme car l'état se prive d'une source de revenu avec les dividende versé en hausse par cette société. Qui paiera ce manque à gagner dans l'avenir ? je vous laisse deviner...

  • b.renie le mardi 3 mar 2015 à 05:59

    Nécessité fait loi. Donc si la place de l'état est normale dans l'économie réelle quand il s'agit de lancer un secteur, financer une recherche sans mécène, permettre à une entreprise clé de passer un cap difficile, il ne doit pas s'éterniser quand tel n'est pas le cas. L'argent public n'a rien à faire là quand les circonstances sont de l'ordre de la normalité

  • s.thual le mardi 3 mar 2015 à 01:34

    et on vendra a qui ? au qatar ?