Avec Monsanto, Bayer sème la discorde

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En rachetant Mosanto, le PDG de Bayer, Werner Baumann, espère rendre son groupe définitivement inattaquable
En rachetant Mosanto, le PDG de Bayer, Werner Baumann, espère rendre son groupe définitivement inattaquable

Au sein du groupe allemand, l’éventuel rachat de l’américain ne fait pas l’unanimité.

S’il commence à en comprendre les raisons stratégiques, Peter continue d’espérer que son groupe, Bayer, ne parvienne jamais à racheter Monsanto. Pour ce cadre de la division pharmacie du groupe, à Berlin, l’idée de travailler avec le géant américain très controversé des semences et des herbicides est accablante. « Pour moi, la culture Monsanto n’a rien à voir avec celle de Bayer », lâche-t-il. La simple interdiction faite aux agriculteurs par Monsanto d’utiliser une partie de leur récolte comme semence pour l’année suivante est pour certains manageurs en contradiction avec la valeur de « développement durable » dont se pare volontiers le groupe allemand.

Pour le PDG du groupe allemand, Werner Baumann, cette opposition sourde n’est pas la moindre des difficultés à surmonter dans son grand projet de prendre le contrôle du groupe américain, annoncée début mai. Alors que Bayer doit publier ses résultats, mercredi 27 juillet, les chiffres devraient être éclipsés par le feuilleton de la laborieuse fusion. Le 19 juillet, Monsanto a rejeté l’offre réévaluée de Bayer aux actionnaires du groupe américain, qui s’élevait à 125 dollars par action. Soit la somme colossale de 63,5 milliards de dollars (57,7 milliards d’euros), alors que Bayer a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 46,3 milliards d’euros. La plus grosse opération jamais envisagée d’un groupe allemand.

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