Avec les orages, les viticulteurs s'inquiètent pour le millésime 2016

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Avec les orages, les viticulteurs s'inquiètent pour le millésime 2016
Avec les orages, les viticulteurs s'inquiètent pour le millésime 2016

Désolation ce week-end chez des vignerons qui ont vu leurs efforts ruinés par la grêle aux quatre coins du pays. Après le gel, ce nouvel épisode laisse augurer un millésime 2016 plus compliqué que celui de 2015.

 

C'est vendredi, avant même l'alerte aux orages émise par Météo-France, que la grêle a frappé dans le Cognac, le Chablis, le Beaujolais et le Madiran. Dans les zones touchées, «les bois sont tellement abîmés que c'est même la récolte 2017 qui est menacée», se désole Bernard Malabirade, viticulteur dans le Madiran (Sud-Ouest)

Gers, Cognac, Yonne...

«Les impacts les plus forts se trouvent en Bourgogne et en Charente», rapporte Jérôme Despey, président du conseil vin de l'établissement public FranceAgriMer. Et les dégâts sont très ciblés : sans doute des milliers d'hectares détruits autour de Châteaubernard, Jonzac et Bourg-Charente dans le Cognac, champion français sur le marché mondial des spiritueux.

 

 

Dans le Gers, environ 10% des appellations Madiran et Pacherenc, produites sur le même terroir, sont concernées. Dans le Beaujolais, les dégâts se concentrent surtout sur l'appellation Chiroubles, avec 10 à 15% des vignes très touchées; et dans le Chablis, dans la partie sud du vignoble.

 

 

Dans l'Yonne, cet épisode est d'autant plus difficile à vivre que les viticulteurs chablisiens avaient déjà eu à subir la grêle quinze jours plus tôt et le gel fin avril. Un coup de froid qui avait aussi affecté une grande partie du reste de la Bourgogne et le Val de Loire.

La qualité du vin préservée ?

Si certains viticulteurs ont vu leurs espoirs de récolte anéantis, la profession estime qu'il est trop tôt pour préjuger du millésime 2016, après un cru 2015 « béni des dieux » grâce à la chaleur et la sécheresse qui avaient donné des maturités exceptionnelles. « A cette époque » de l'année, la grêle, « ça nuit sur le volume, mais pas sur la qualité », ...

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