Avec les lycéens qui collent ses affiches

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Avec les lycéens qui collent ses affiches
Avec les lycéens qui collent ses affiches

Ils n'ont pas 20 ans, mais font déjà partie d'une espèce en voie de disparition. Celle des colleurs d'affiche. Balais à la main, chariots bourrés de panneaux de campagne, ils sont une dizaine à s'être donné rendez-vous ce soir-là pour tapisser le XVe arrondissement de Paris à l'effigie de leur champion : Bruno Le Maire. Si le « collage sauvage » a été le lot commun de générations entières de militants, à l'heure des réseaux sociaux et du militantisme 2.0, l'activité est largement tombée en désuétude. En témoigne l'étrange neutralité politique des murs de la capitale à quelques mois de la présidentielle. « C'est vrai que mis à part les mecs de la Manif pour tous, on ne croise pas beaucoup la concurrence, note François Echaiz Guevara, 19 ans, et leadeur de la troupe où beaucoup sont encore lycéens. C'est important de faire une activité militante comme celle-là. Et puis ça nous soude entre nous. »

 

Une fois les quelque 18 l de colle traînés de Convention à La Motte-Picquet via le métro, les lycéens s'attaquent à leur première palissade. Pas une seule des nombreuses barrières de travaux le long de la rue du Commerce n'y échappera.

 

« On a quand même une éthique, les piliers, les vitrines ou les bâtiments, on s'abstient », précise Christelle, la vingtaine, qui revendique déjà cinq ans de militantisme politique. La petite équipe se meut avec méthode sous le regard étonné des passants. Malgré le froid, la bruine ou encore les derniers sondages reléguant leur candidat en quatrième position de la compétition, pas question de se décourager : « Ce sont les mêmes sondages qui nous prédisaient 5 % à la présidence du parti. On a terminé à 30 %, lâche, railleur, François. On est dans la dernière semaine avant le premier tour. C'est maintenant qu'il faut tout donner, allez ! » Une centaine d'affiches plus tard, le manque de colle met un terme à l'équipée nocturne. Une pointe d'amertume ...

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