Avec les insurgés de Misrata

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REPORTAGE - Depuis trois mois, la cité côtière est toujours assiégée, reliée au reste du monde par son port qui reçoit jour et nuit vivres et munitions. Malgré les attaques incessantes des forces loyalistes, les rebelles libyens tentent de desserrer l'étau dans une défense acharnée. Reportage au cœur du verrou de Misrata, où la vie s'organise à grand renfort de débrouille

L'heure du rationnement approche. Libérée, mais toujours assiégée, Misrata survit depuis trois mois grâce à ses réserves et à l'aide qui lui parvient chichement par la mer. Mais les entrepôts qui n'ont pas été détruits sont désormais presque vides. Dans une semaine ou deux, le blé, le riz et les pâtes, que 400.000 habitants agrémentent avec des conserves de tomates et de thon, manqueront. Resteront le pétrole et les munitions, ces biens essentiels à la poursuite d'une guerre qui, journellement, tue et blesse par dizaines des jeunes combattants de cette cité coincée, à 200 kilomètres de Tripoli, dans cette Tripolitaine encore fermement tenue par Mouammar Kadhafi.

Aucun signe apparent ne témoigne que la ville, qui se réveille au son des batteries de missiles Grad de Kadhafi, plantées à 30 kilomètres autour d'elle, qui enterre ses morts dans la journée et se couche souvent avec des coupures d'électricité, est au bord de la pénurie. Au contraire, les tomates,

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