Avec Le Louvre, Lens espère l'effet Bilbao

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LENS ESPÈRE CONNAÎTRE AVEC SON ANTENNE DU LOUVRE LE MÊME SUCCÈS QUE BILBAO AVEC LE GUGGENHEIM
LENS ESPÈRE CONNAÎTRE AVEC SON ANTENNE DU LOUVRE LE MÊME SUCCÈS QUE BILBAO AVEC LE GUGGENHEIM

par Pierre Savary

LENS, Pas-de-Calais (Reuters) - François Hollande inaugure ce mardi l'antenne du musée du Louvre à Lens (Pas-de-Calais), un outil culturel destiné à aider à la revitalisation d'un ancien bassin minier fortement touché par la crise.

L'établissement, qui espère réussir ce que Bilbao, ville espagnole touchée par la fin de la sidérurgie, a obtenu avec le musée Guggenheim, ouvrira ses portes au public le 12 décembre.

"Installer une antenne du Louvre, institution parisienne, à Lens, ville minière, nous savions que c'était un pari. En 2004, lorsque le choix a été fait c'était même inconcevable, aujourd'hui nous l'inaugurons", se réjouit le président-directeur du Louvre, Henri Loyrette.

Passé l'effet de surprise de l'annonce il y aura bientôt dix ans, l'idée d'un "Louvre lensois" a fait son chemin dans la région.

Le Conseil régional Nord Pas-de-Calais a financé plus de la moitié du projet d'un coût total de 150 millions d'euros et assurera le budget de fonctionnement de 15 millions d'euros annuels.

Grâce au musée Guggenheim, Bilbao a acquis une notoriété culturelle et a créé plusieurs milliers d'emplois dans l'accueil et le tourisme.

Grâce à la renommée internationale du Louvre, les acteurs régionaux espèrent doper la fréquentation touristique de la région et attirer 500.000 visiteurs par an à Lens et dans ses alentours.

Seront particulièrement visés les touristes d'Europe du Nord et du Benelux.

PATRIMOINE HISTORIQUE MINIER

Le défi pour les responsables du tourisme dans le Nord sera de retenir des voyageurs qui pourraient ne faire qu'une pause lensoise entre deux TGV.

Ils espèrent également attirer le public nordiste. "Si nous ne réussissions pas à faire venir les habitants de la région ce serait un échec", admet Henri Loyrette.

"L'objectif est que les Nordistes s'approprient le musée et que des gens qui ne sont jamais venus au musée découvrent les visites de musée par le Louvre-Lens", poursuit-il.

La volonté des architectes japonais a été d'intégrer le musée dans le patrimoine historique minier.

Les cinq bâtiments (des cubes en verre ou aluminium) ont pris place sur la fosse 9-9bis de Lens, l'ancien carreau de la mine, et s'étendent dans un parc d'une vingtaine d'hectares sur un ancien terril.

Du hall d'accueil très lumineux, on peut apercevoir un terril et le stade de football Felix Bollaert, du nom de l'ancien directeur de la compagnie des mines de Lens.

Le musée s'étire ensuite le long de la "Galerie du Temps", un imposant espace d'exposition où les oeuvres sont présentées de manière chronologique.

Plus de 200 ?uvres venues du musée parisien y sont exposées dont "La liberté guidant le peuple" de Delacroix. Elles sont regroupées par période (antiquité, moyen âge, temps modernes).

Edité par Yves Clarisse

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