Avec la nouvelle année, voici le temps des étrennes

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La tradition veut qu'on offre un petit billet à ceux qui nous rendent service au quotidien : concierge, baby-sitter ou postier. Mais le contexte économique a mis à mal la pratique...

Avec la nouvelle année vient la question des étrennes. Ces cadeaux faits à l'occasion des fêtes ou le premier jour de l'an constituent une tradition qui se perd petit à petit. Pourtant, ils sont l'occasion de remercier ceux qui nous rendent service au quotidien. Alors, à qui donner et combien? Faisons le point.

• Au concierge

Monnaie courante durant les Trente Glorieuses, les étrennes aux gardiens d'immeubles ont été mises à mal par la crise. «La conjoncture économique défavorable et la crise qui se fait sentir d'un côté, et de l'autre le fait que les étrennes appartiennent à une culture qui n'est pas celle des générations actuelles», expliquait l'année dernière au Figaro Patrick Barbero, directeur du service juridique de l'Union nationale pour l'information et la défense des gardiens d'immeubles et des employés de maisons (UDGE).

Pourtant, les concierges sont eux aussi touchés par la crise et les étrennes constituent un complément de revenu. Si la tradition voudrait que les locataires donnent environ 10% du montant mensuel de leur loyer en guise d'étrennes, les internautes du Figaro ont tranché: ce sera 50 euros. Et en liquide, comme le précisait Patrick Barbero: «C'est un métier fatigant, et recevoir des espèces est plus gratifiant et mieux perçu qu'un cadeau, même si il est personnalisé».

• À la femme de ménage

Entre les chèques emploi-service et les sociétés de ménage à domicile, le métier de femme de ménage s'est institutionnalisé. Ce qui n'empêche pas de faire un geste à l'occasion de la nouvelle année pour la ou le remercier. Certains font ainsi grimper le dernier salaire de l'année de 50%, d'autres lui laissent une enveloppe avec 50 ou 100 euros.

• À la baby-sitter

Pour peu qu'elle garde régulièrement vos enfants, vous entretenez avec elle des relations plus personnelles. À ce titre, un petit cadeau sera le bienvenu, plutôt que quelques billets impersonnels. Et si elle ne vous a dépanné qu'une ou deux fois au pied-levé, une boîte de chocolats à la prochaine occasion sera plus pertinente qu'une rallonge de salaire.

• Au postier, aux pompiers et aux éboueurs

Ils viennent chacun vendre leur calendrier aux moments des fêtes ou en début d'année. Mais détrompez-vous: cet «achat» est en fait une forme d'étrennes. Elles peuvent à la fois constituer un complément de revenus, pour les pompiers bénévoles par exemple, ou une source de financement pour améliorer leurs conditions de travail au sein de la caserne.

Le facteur n'est pas tenu de vendre les calendriers mais il en a la possibilité, s'il est titulaire d'une tournée. Pour cela, il achète lui-même, sur ses deniers personnels, ses calendriers auprès de La Poste, à environ 2 euros pièce. Des étrennes comprises entre 5 et 10 euros lui permettent donc de se rembourser et de bénéficier d'un petit coup de pouce pour commencer l'année.

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