Avec l'étable robotisée, des éleveurs high-tech qui dorment le dimanche matin

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Avec l'étable robotisée, des éleveurs high-tech qui dorment le dimanche matin
Avec l'étable robotisée, des éleveurs high-tech qui dorment le dimanche matin

L'éleveur high-tech surveille son étable depuis son canapé sur sa tablette et ne se lève plus pour la traite le dimanche matin. Les vaches, elles, vaquent à leurs occupations, entre robot de traite et massage contre "rouleau-arbre"."Le week-end, je suis peinard. Je passe une demi-heure pour les nourrir et c'est tout", explique Jean-Pierre Dufeu, qui élève 57 Prim'Holstein à Val d'Izé (Ille-et-Vilaine). Et puis "ma femme, Anne-Marie a eu des soucis à l'épaule". Deux traites de deux heures par jour, 365 jours par an, ça tire. Alors pour continuer, en 2012, ils ont investi. De toutes les manières, ils devaient refaire un bâtiment d'élevage, l'autre étant saturé.Leur nouvelle stabulation (bâtiment dédié au bétail) et le robot revenaient selon eux moins cher qu'une nouvelle salle de traite. L'ensemble leur a tout de même coûté 380.000 euros, une somme énorme quand on sait qu'un éleveur laitier gagne en moyenne 25.000 euros par an. - Des vaches plus productives - Mais le résultat est stupéfiant. Une étable dernier cri, avec puits de lumière, matelas en pneus recyclés pour les bêtes, rouleau massant qui remplace l'effet des arbres quand elles ne vont pas pâturer et même une caméra pour surveiller les vêlages à distance.Et puis surtout deux robots. Le premier s'occupe des vaches, une par une, avec traite "quand elles veulent". Le second est un "repousse fourrage", ils passent toutes les deux heures rapprocher le fourrage des vaches, qu'elles ne cessent d'éloigner avec leur museau.Le robot mesure également à chaque passage un certain nombre de données: poids, qualité du lait ou encore taux de rumination.Des informations précieuses pour l'éleveur. Par exemple, une vache doit ruminer 8H par jour. Si elle rumine moins, "soit elle est en chaleur, soit elle est malade".Avec leur robot, de la marque néerlandaise Lely, ils ont réduit par plus de moitié leurs dépenses ...

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