"Avec Ebola, on nous prenait pour des pestiférés dans les aéroports étrangers"

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"Avec Ebola, on nous prenait pour des pestiférés dans les aéroports étrangers"
"Avec Ebola, on nous prenait pour des pestiférés dans les aéroports étrangers"

Nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire en août dernier, le Français Michel Dussuyer est pour la première fois de sa carrière sous le feu des projecteurs. Entre deux cigarettes sur la terrasse de l'hôtel du Golf d'Abidjan, le successeur d'Hervé Renard a pris le temps de discuter de son expérience au Bénin, de son retour en Guinée, du virus Ebola et des ministres des Sports en Afrique.

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Malgré cet échec à Cannes, vous avez bien rebondi en prenant dans la foulée la tête du Bénin… Ça faisait quelques mois que j'avais des contacts avec eux, mais ça ne se faisait pas parce qu'il y avait, comme très souvent en Afrique, des divergences de points de vue entre le président de la Fédération et le ministre des Sports. Ils ont commencé les éliminatoires de la CAN avec un entraîneur local, mais ils ont pris 3-0. Donc, derrière, tout s'est accéléré, je suis arrivé encore une fois dans l'urgence.

Vous avez eu des bons résultats aussi là-bas, comparativement à la qualité de votre effectif… Le Bénin, c'était une équipe à petit potentiel. Il y avait Stéphane Sessègnon et Mickael Poté en têtes d'affiche, mais après, il n'y avait pas beaucoup de joueurs connus. Mais on a quand même réalisé de belles choses. Lors des éliminatoires de la CAN, on a éliminé l'Angola, et on a même battu le Ghana à Cotonou 1-0 en marquant dans les arrêts de jeu. Cela fait partie des très bons souvenirs. Mais les meilleurs souvenirs pour moi sont avant tout liés aux après-matchs, à l'ambiance, aux gens sur le bord de la route et à l'hôtel.

Vous avez l'air de quelqu'un d'assez réservé, mais vous êtes un homme de troisième mi-temps en fait ? (Rires) Pas du tout, mais alors pas du tout. Je parlais plus des sourires et des regards que vous donnent les gens. Ici, il n'y a pas le même confort de vie qu'on peut trouver ailleurs. Quand l'équipe de France a de mauvais résultats, il y a de la déception, mais on passe vite à autre chose. En Afrique, il y a moins de substituts pour le plaisir. Il y a une émotion qui est encore plus forte, dans la victoire comme dans la défaite. Quand vous avez la sensation d'avoir rendu les gens heureux, même un moment, moi ça me touche. Le foot, c'est encore plus fort en Afrique. La passion, elle est là, et le contexte fait que les gens sont encore plus attachés à l'équipe nationale.

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