Avec des "Paris-culteurs", Paris veut végétaliser ses murs et faire pousser des légumes

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La Ville de Paris proposera 100 hectares pour cultiver des fleurs ou des légumes. (Alison Hancock/Shutterstock.com)
La Ville de Paris proposera 100 hectares pour cultiver des fleurs ou des légumes. (Alison Hancock/Shutterstock.com)

(AFP) - Paris, ville "minérale", veut végétaliser ses murs et ses toits et proposera dans les mois qui viennent, en s'inspirant de ce qui se fait à Bruxelles ou Chicago, 40 sites pour y faire pousser fleurs ou légumes, a annoncé mardi la Ville.

L'opération "Paris-culteurs", qui a pour objectif d'offrir à la culture d'ici 2020, 100 hectares de "végétalisation du bâti" - dont 30 dédiés à l'agriculture - démarrera en avril avec la publication de sites qui peuvent être des façades, des toits mais aussi des parkings ou des sous-sols, choisis par la mairie de Paris.

Un jury sélectionnera ensuite les projets des associations, starts-up, entreprises, etc, intéressées par l'opération et dont les lauréats seront révélés à l'automne, avant la démarrage des premières réalisations à l'hiver.

L'opération s'appuie sur une charte de végétalisation appuyant la démarche, qui vient d'être signée par 33 premiers organismes ou entreprises comme Bouygues Immobilier, ERDF, JC Decaux, la RATP, l'Opéra Bastille ou la SNCF.

Paris "veut changer son modèle urbain", a indiqué à l'AFP Pénélope Komitès, adjointe aux espaces verts de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, en ouvrant un séminaire dédié au projet accueillant des dizaines de représentants d'associations, paysagistes, entrepreneurs.

La capitale "veut passer d'un modèle très minéral à un modèle plus végétal. C'est minéralisé, très dense et on ne peut plus compter uniquement sur le sol pour faire des espaces verts", a ajouté l'adjointe en évoquant des initiatives de ce type déjà existantes à Berlin, Bruxelles, Montréal, New York ou Chicago.

Les parcelles retenues en fonction de leur orientation, ensoleillement ou étanchéité, dont la moitié de la Ville, s'étaleront de quelques centaines à plusieurs milliers de m2 et devront pouvoir proposer des techniques variées de culture (aquaponie, hydroponie, permaculture, culture en bac, etc). La moitié de cette première tranche sera dédiée à l'agriculture.

Une redevance, dont le montant n'est pas fixé, sera demandée à ceux qui font commerce, mais "ne sera pas un frein", a assuré l'adjointe.

D'autres initiatives sont prises en parallèle pour "verdir" Paris : la distribution aux habitants à partir du 16 mars de 30.000 sachets de graines ou un "permis de végétaliser" pour ensemencer un bout d'espace public (un pied d'arbre, une jardinière dans la rue...). La Ville a par ailleurs l'objectif d'ouvrir 30 nouveaux espaces verts (au sol) d'ici 2020.

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  • dotcom1 le mercredi 9 mar 2016 à 12:09

    On respirera mieux bien quand ces "Paris-culteurs" du dimanche se mettront à utiliser des insecticides et engrais chimiques pour faire pousser leurs azalés.

  • cavalair le mardi 8 mar 2016 à 23:35

    Et en voila une bonne idee de notre mairesse Meme Hidalgo, tout legume poussant a Paris pourra mettre un agriculteur de plus sur la paille, mais comme de toute facon ils ne votent pas a gauche alors pourquoi s'en priver.