Avec des bleus à l'âme

le , mis à jour à 06:39
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Avec des bleus à l'âme
Avec des bleus à l'âme

Ce 10 juillet aurait pu changer leur vie. Il a surtout plombé la fin de leur belle aventure. Depuis le retour aux vestiaires, dimanche soir au Stade de France, jusqu'à leur visite au palais de l'Elysée hier midi, les hommes de Deschamps ont en effet traversé leurs dernières heures ensemble avec tristesse, regrets... et quelques sourires.

 

Les douze coups de minuit ont déjà sonné à la basilique voisine de Saint-Denis. Le vestiaire des Bleus ressemble à un champ de ruines. L'équipe de France vient d'y abandonner ses rêves de gloire. Les joueurs sont abattus, sous le choc d'une défaite qu'ils estiment injuste. Christophe Jallet, qui n'a pas joué une minute durant cet Euro, était déjà en pleurs sur la pelouse lors de la remise du trophée aux Portugais. Une demi-heure plus tard, il est toujours inconsolable. Assis entre Cabaye et Sissoko, Matuidi craque lui aussi.

 

Le reste de l'équipe arrive au compte-gouttes, tête baissée. Les vice-champions d'Europe se sont tous délestés de leurs médailles. Patrice Evra, doyen et leadeur des Bleus, passe voir chacun de ses coéquipiers, mais le coeur n'y est pas. Didier Deschamps, touché au plus profond de lui-même, brise le silence. Il essaie de remonter le moral de ses troupes. « Il faut garder la tête haute, c'est le football », leur dit-il. Le président de la fédération, Noël Le Graët, tente à son tour de trouver les mots pour réconforter les Bleus. Son discours est positif, tourné vers l'avenir et vers la Coupe du monde 2018.

 

Antoine Griezmann est le premier à quitter les lieux. Il rejoint seul le bus, suivi par Lucas Digne puis tous les autres. Moussa Sissoko, le meilleur Français du match, est le dernier à monter dans le car. Direction l'hôtel Molitor, à proximité du Parc des Princes (Paris, XVI e arrondissement). En partie privatisé par la FFF, cet établissement cinq étoiles, célèbre pour sa piscine, devait servir d'écrin à une fête mémorable. Il ...

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