Avec 250.000 euros, on peut s'offrir un studio à Paris ou une maison à Toulouse

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Les prix de l’immobilier font le grand écart entre les différentes villes de France. Tour d’horizon de ce que l’on peut s’offrir avec un même budget à Lille, Perpignan, Nice, Lyon ou encore Nantes...

Les écarts des prix de la pierre entre les différentes villes Françaises sont très importants. Ils se sont même sensiblement creusés entre Paris et le reste de la France, mais aussi de l’Île-de-France au cours de ces vingt dernières années: en 1996, la capitale était 2,1 fois plus chère que la banlieue. Aujourd’hui, en raison de la flambée des prix des années 2000 (jusqu’en 2011), les prix de l’immobilier sont 3,1 fois plus élevés. Selon que vous habitiez Nice, Bordeaux, Le Mans, Perpignan ou Marcq-en-Barœul, avec un même budget, vous pourrez prétendre à des logements allant du studio à la maison. Les villes les plus touchées par le chômage restant les moins chères.

Ainsi, avec 80.000 euros il est possible d’acheter un studio à Toulouse et à Nice ; un deux pièces à Grenoble et Dijon et même une petite maison de trois pièces au Mans, constatent les notaires en s’appuyant sur les ventes réalisées ces derniers mois.

Ceux qui disposent d’un budget de 150.000 euros auront davantage de choix, y compris en Île-de-France, de très loin, la région la plus chère du pays. Il est ainsi possible de devenir propriétaire d’un studio à Paris dans le 10e arrondissement et à Courbevoie, commune limitrophe du quartier d’affaires de La Défense. Les habitants de Lyon, Lille ou encore de Bussy-Saint-George (77), pourront eux s’offrir un deux pièces. Un peu plus gâtés, ceux de Montpellier et Nantes pourront prétendre à un trois pièces. Dans les villes de taille moyenne, le pouvoir d’achat est nettement plus important, puisqu’avec ce même montant, il est possible d’acheter une maison de quatre pièces au Havre et à Tourcoing et une bâtisse de cinq pièces à La Roche-sur-Yon et Perpignan.

L’offre de biens à acheter s’étoffe vraiment à partir de 250.000 euros. C’est le prix d’un studio dans le 4e arrondissement, l’un des plus cher de la capitale (11.450 euros le m²) d’un deux pièces dans le 17e (7.350 euros le m²) et Saint-Mandé ; d’un trois pièces à Saint-Ouen et d’une maison à Aulnay-Sous-Bois (4 pièces). En province, à ce prix-là, il est possible de s’offrir un trois pièces à Antibes sur la Côte d’Azur et à Aix-en-Provence ; un appartement de quatre pièces à Strasbourg et Marseille et une maison à Toulouse (4 pièces) et à Lille (5 pièces).

Les acquéreurs disposant de 500.000 euros peuvent viser de grands appartements ou maisons dans de nombreuses grandes villes et dans quelques communes franciliennes. Dans les deux villes les plus chères de France après Paris, Nice (3520 euros le m²) et Lyon (3270 euros le m²), ils pourront prétendre à un appartement de quatre pièces. Idem à la Garenne-Colombes, tout près de Paris. Ceux habitant à Saint-Germain-en-Laye et à Villeurbanne pourront acheter un cinq pièces. A ce prix-là, il est en revanche possible de devenir propriétaire d’une maison plutôt spacieuse à Bordeaux (5 pièces), Colombes (92) et Nantes (6 pièces)

En revanche, les Parisiens devront se contenter d’un trois-pièces dans le 15e arrondissement (ou à Levallois-Perret). Dans cet arrondissement ils devront débourser 200.000 euros de plus (soit un budget de 700.000 euros) pour s’offrir une seule pièce supplémentaire. Mais à 700.000 euros, on n’aura qu’un trois pièces dans le 8e. Dans la capitale toutefois, les écarts de prix entre l’arrondissement le plus cher et le moins onéreux se sont sensiblement réduits au cours des quinze dernières années (à 11.590 euros le m², le 6e arrondissement est 2,1 fois plus cher que le 19e à 6550 euros le m², contre 3,1 en 2000).

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  • BBirungi le jeudi 10 déc 2015 à 14:11

    Tant que les multinationales centraliseront des emplois à Paris ( et c'est de pire en pire ) et proche de Paris comme à la Défense, vu la pénurie de logements à Paris, les prix ne baisseront pas à Paris. Les propriétaires le savent et ils font du chantage là dessus, et puis on vit à l'époque du libéralisme donc rien ne peux les empêcher de faire ça. Avec la complicité ddes Ai.

  • remimar3 le jeudi 10 déc 2015 à 09:22

    Mois j'aurai titré : à Paris malgré les conditions de vie contraignantes et les risques illustrés par des événement récents, les prix de l'immobilier restent élevés en comparaison des grandes villes de province.

  • faites_c le jeudi 10 déc 2015 à 07:59

    Pourrait aussi s'appeler : ou comment enfoncer des portes ouvertes! Surprenant, un bien immobilier de conception et de taille identique ne vaut pas le même prix suivant l'endroit où il a été construit!!! Je ne sais pas d'où sort le journaleux qui a écrit cet article mais il a manifestement une connaissance de l'économie voisine de zéro et de l'age d'un gosse de 3 ans.