AVANT PAPIER-Trump veut prendre un avantage décisif sur ses rivaux

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    BOCA RATON, Floride, 14 mars (Reuters) - En tête de la 
campagne pour les primaires républicaines, Donald Trump est 
lundi à la veille d'une journée décisive avec des scrutins qui 
pourraient lui donner un avantage décisif sur les autres 
prétendants à l'investiture dans un contexte de plus en plus 
tendu. 
    En plus des attaques répétées de ses adversaires 
républicains, l'homme d'affaires est confronté à une 
multiplication d'incidents impliquant ses partisans et des 
adversaires qui enveniment sa campagne. 
    Dernier exemple en date, l'annulation d'un rassemblement 
prévu à Chicago après l'irruption de manifestants anti-Trump. Le 
milliardaire, qui refuse d'endosser la responsabilité de ces 
incidents, accuse le candidat démocrate Bernie Sanders d'être à 
l'origine des échauffourées. 
    A l'exception de l'Ohio, où il est devancé par le gouverneur 
local, John Kasich, Donald Trump est placé par les sondages en 
tête des intentions de vote en Caroline du Nord, en Floride, 
dans l'Illinois et dans le Missouri. 
    Avant les scrutins de mardi, Donald Trump compte 460 
délégués, Ted Cruz 370, Marco Rubio 163 et John Kasich 63. On 
considère qu'il en faut 1.237 pour obtenir la nomination 
républicaine. 
    John Kasich et Marco Rubio jouent là leur dernière carte 
pour rester dans la course à l'investiture, même si le premier 
espère qu'aucun candidat n'arrivera à la convention républicaine 
de juillet avec le nombre requis de délégués et que cela lui 
permettra d'ouvrir des tractations dont il finira vainqueur. 
    Le gouverneur de l'Ohio, auquel s'est rallié lundi Mitt 
Romney, battu en 2012 par Barack Obama, s'appuie sur un 
précédent remontant à 1940 lorsqu'aucun candidat républicain ne 
s'était présenté à la convention avec un nombre suffisant de 
délégués et que les électeurs représentants la Pennsylvanie, 
l'Etat de New York et le Michigan avaient fait basculer le 
scrutin en choisissant Wendell Willkie finalement battu par le 
président sortant, Franklin Roosevelt. 
    Pour Marco Rubio, un échec en Floride, l'Etat où il a été 
élu, risque d'être synonyme d'élimination et de naufrage pour 
l'élite du Parti républicain qui plébiscitait la candidature du 
jeune sénateur. 
    Les analystes politiques hésitent à se prononcer sur l'effet 
des incidents sur la campagne de Donald Trump. 
    "Cela pourrait l'aider auprès des républicains les plus 
extrêmes tout en le desservant auprès des électeurs 
indépendants", souligne Frank Luntz, un sondeur étiqueté 
républicain. 
    "Cela pourrait l'aider auprès de ceux qui en veulent à la 
gauche, à leurs manifestations, mais cela risque de perturber 
les indépendants qui n'aiment ni le chaos ni la confusion." 
    Dimanche soir à Boca Raton, en Floride, le rassemblement de 
Donald Trump s'est passé dans le calme. On a même senti une 
pointe de déception dans la voix du milliardaire new-yorkais. 
    "Y a-t-il des manifestants ? Personne ?", a-t-il demandé à 
la foule.  
     
     
 
 (Amanda Becker,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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