AVANT-PAPIER-Les meurtriers d'une policière municipale devant les assises

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    * La mort d'une policière municipale avait créé une onde de 
choc 
    * Neuf accusés pour un procès fleuve 
    * Parmi eux, l'ex-ennemi public numéro 1 Redoine Faïd 
 
    PARIS, 29 février (Reuters) - L'ex-ennemi public numéro 1 
Redoine Faïd et huit autres accusés sont jugés à partir de mardi 
pour la mort en 2010 de la policière municipale Aurélie Fouquet, 
qui avait provoqué une onde de choc dans les forces de l'ordre. 
    Considéré comme le chef d'une bande armée, Redoine Faïd 
n'est pas jugé pour meurtre, contrairement à trois autres 
accusés, mais pour "récidive de tentative de vol en bande 
organisée avec usage ou menace d'armes". 
    Les investigations n'ont pas établi son implication directe 
dans la course-poursuite et la fusillade qui a coûté la vie à la 
fonctionnaire de 26 ans. Il encourt néanmoins une peine de 
réclusion criminelle à perpétuité. 
    Ce procès fleuve doit durer jusqu'au 15 avril en présence de 
20 parties civiles, 103 témoins et 25 experts. 
    La mort d'Aurélie Fouquet, première policière municipale à 
tomber sous les balles de malfaiteurs, avait créé une onde de 
choc au sein des forces de l'ordre.     
    Soupçonné d'être le cerveau de l'opération, Redoine Faïd, 43 
ans, a été arrêté en mai 2013 dans un hôtel de Seine-et-Marne, 
un peu plus de six semaines après une évasion spectaculaire de 
la maison d'arrêt de Sequedin (Nord). Il avait déjà fui en 
Israël lors d'une précédente évasion. 
    Le grand public avait découvert Redoine Faïd en 2010 grâce à 
un livre d'entretiens avec le journaliste Jérôme Pierrat, 
"Braqueur, des cités au grand banditisme", où l'homme affirmait 
que son passé de délinquant était derrière lui. 
    Pour son éditeur Pierre Fourniaud, qui décrit un homme 
"intelligent et charismatique", Redoine Faïd est une 
personnalité qui ne se fixe pas de limites, "à l'image de ces 
films américains dont il s'abreuvait, de cette culture à la fois 
cinématographique et de polars dont il est très friand". 
    L'expertise psychiatrique ordonnée par la justice décrit 
Redoine Faïd comme un "prédateur social qui utilise les qualités 
de sa personnalité - charme, charisme, intelligence, courage, 
réactivité - pour contrôler les autres et obtenir ce qu'il 
souhaite". 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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