AVANT-PAPIER-La droite anti-immigration favorite du scrutin suisse

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* L'UDC devrait rester le premier parti du pays * Il pourrait même renforcer ses positions * L'immigration au centre des débats par Joshua Franklin ZURICH, 14 octobre (Reuters) - L'Union démocratique du centre (UDC), parti de droite anti-immigration, devrait demeurer le premier parti de Suisse à l'issue des élections fédérales de dimanche. Le système de démocratie directe permet aux Suisses de se prononcer lors de "votations" (référendums populaires) sur les grandes questions politiques, quelle que soit la composition de l'Assemblée fédérale (Parlement), ce qui tend à réduire l'importance du scrutin du 18 octobre qui permettra notamment de désigner les 200 élus du Conseil national, la chambre basse de l'Assemblée. L'immigration a été au centre des débats. Il y a vingt mois, les électeurs suisses, interrogés sur "l'immigration de masse", ont décidé de se prononcer de nouveau sur les relations entre leur pays et l'Union européenne lors d'une votation qui aura lieu fin 2016 ou début 2017. Près d'un quart des habitants de la Confédération ne possède pas la nationalité suisse. Un sondage de l'institut de recherche gfs.bern crédite l'UDC de 27,9% des suffrages, contre 26,6% lors du scrutin de 2011 -- une progression qu'explique en partie la méfiance envers l'Union européenne, dit le politologue Charles Lichfield de la société de conseil Eurasia. L'UDC est déjà la première formation représentée au Conseil national. Au Conseil des Etats (chambre haute), qui compte 46 membres, elle n'arrive qu'en quatrième position. Le parti de droite ne compte qu'un ministre au sein du Conseil fédéral, le gouvernement helvétique, celui de la Défense, de la Protection de la population et des Sports, Ueli Maurer. L'UDC aimerait y avoir un deuxième représentant. Malgré sa victoire attendue, les spécialistes jugent peu probable que l'UDC soit en mesure de chasser du ministère des Finances Eveline Widmer-Schlumpf. L'Assemblée fédérale choisira en décembre les sept membres du Conseil fédéral. D'après le sondage gfs.bern, le Parti socialiste (PS) et le parti libéral-radical (PLR), deuxième et troisième partis du pays, devraient également progresser. Le PLR est crédité de 16,7% des voix, en hausse de 1,6% par rapport à 2011. (Guy Kerivel pour le service français)

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