AVANT-PAPIER-Deux jours de négociations pour tenter d'empêcher un "Brexit"

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    * Un accord avec Londres est possible et souhaitable, dit 
Valls 
    * Volonté unanime de voir le Royaume-Uni rester dans l'UE 
    * Des "progrès" réalisés dans la gestion des réfugiés 
 
    PARIS, 17 février (Reuters) - Les dirigeants européens 
tenteront jeudi et vendredi de s'accorder sur les concessions à 
faire au Royaume-Uni pour convaincre les Britanniques de rester 
dans l'Union européenne, sans freiner la poursuite de 
l'intégration de la zone euro.     
    Si le Conseil européen de Bruxelles parvient à un accord 
satisfaisant pour le Premier ministre britannique, ce dernier 
pourra organiser rapidement le référendum qu'il a promis sur le 
maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE, probablement fin juin. 
    David Cameron a promis de faire campagne en faveur du 
maintien s'il obtient gain de cause. 
    Le maintien du Royaume-Uni dans l'UE, souhaité par les 
Vingt-Huit, lèverait une forte incertitude pour l'Europe, déjà 
confrontée à la plus grave crise migratoire depuis la Seconde 
Guerre mondiale, à une montée des mouvements extrémistes, à la 
menace terroriste et à la mollesse persistante de l'économie. 
    "Je suis convaincu qu'il ne nous reste que quelques pas à 
faire pour parvenir à un accord", a déclaré mardi le président 
du Conseil européen, Donald Tusk, qui mène les négociations. 
    Le Premier ministre français, Manuel Valls, a quant à lui 
estimé mercredi qu'un accord était possible et souhaitable. 
    Les négociations se concentraient ces derniers jours sur les 
problèmes de gouvernance économique, les rapports entre la zone 
euro et les pays qui n'en font pas partie, et la réglementation 
financière - afin que les institutions financières britanniques 
ne bénéficient pas d'un avantage sur leurs concurrentes. 
     
    "PROGRÈS" SUR LES RÉFUGIES 
    Autre dossier, la possibilité pour le Royaume-Uni de priver 
de prestations sociales les travailleurs européens arrivés sur 
son sol, pendant un temps limité et si des conditions 
exceptionnelles sont identifiées : un afflux exceptionnel de 
travailleurs menaçant l'équilibre du marché du travail. 
    Les deux autres points, la compétitivité de l'Europe et la 
place des parlements nationaux faisaient quant à eux l'objet de 
convergences importantes, tandis qu'un travail d'interprétation 
de la formule d'une Union "sans cesse plus étroite" visait à 
garantir l'absence de contrainte juridique pour le Royaume-Uni. 
    La chancelière allemande, Angela Merkel, a estimé mercredi 
que la plupart des demandes de réformes formulées par David 
Cameron étaient justifiées et raisonnables. 
    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a quant à 
lui prévenu après une rencontre avec David Cameron mardi qu'il 
ne pouvait pas garantir que l'accord serait entériné par le 
Parlement. Mais il a assuré que ce dernier se prononcerait 
"immédiatement après le référendum" organisé par Londres. 
    La crise des réfugiés figure également à l'agenda, avec 
l'objectif d'avancer sur la mise en oeuvre des décisions déjà 
prises sur la protection des frontières extérieures de l'UE, la 
coopération avec la Turquie ou l'aide à la Grèce. 
    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude 
Juncker, a déclaré au quotidien allemand Bild que l'Europe 
faisait des progrès dans la gestion de cette crise, en 
soulignant que le nombre de migrants arrivant en Grèce depuis la 
Turquie commençait à diminuer. 
      
    Voir aussi : 
    LE POINT sur les négociations entre Londres et l'UE 
  
    ECLAIRAGE A quoi ressemblerait un "Brexit" ?   
    ANALYSE Un "Projet panique" pour maintenir le Royaume-Uni 
dans l'UE   
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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