AVANT-PAPIER-Casino attendu sur la France et sur davantage de transparence

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    * Résultat opérationnel 2015 attendu en baisse de 35% 
    * Le groupe promet un spectaculaire redressement en France 
    * Des détails attendus sur les plus-values immobilières 
 
    par Pascale Denis et Dominique Vidalon 
    PARIS, 7 mars (Reuters) - Casino  CASP.PA , qui devrait 
publier mercredi 9 mars des résultats annuels en forte baisse, 
devra rassurer sur sa capacité à durablement redresser ses 
performances en France et être plus transparent en matière de 
communication financière. 
    Pris en tenailles entre la chute de ses résultats au Brésil 
et le plongeon de son titre en Bourse, le distributeur très 
endetté et menacé de dégradation de sa notation financière par 
Standard & Poor's, a engagé un vaste programme de cessions 
d'actifs pour améliorer son bilan.   
    En vendant sa filiale thaïlandaise Big C, son actif le plus 
rentable, Casino voit son profil profondément modifié, avec un 
poids accru de la contribution de ses activités françaises à 
l'heure où le Brésil s'enfonce dans la récession. 
    La rentabilité opérationnelle de Big C avoisine les 7%, 
quand celle de la France est attendue à moins de 2% en 2015. 
    "La France est devenue clé pour les résultats et la 
génération de trésorerie", notent les analystes de JP Morgan. 
    Ceux du Credit Suisse estiment que la France pourrait peser 
cette année jusqu'à 70% de l'excédent brut d'exploitation de 
Casino. 
    Pour 2015, le résultat opérationnel courant du groupe 
devrait chuter de 35% à 1,45 milliard d'euros, selon le 
consensus Reuters - un chiffre inférieur au 1,5 milliard 
qualifié de "réaliste" par Casino en janvier - pour cause de 
chute du real et des activités d'électronique et de e-commerce 
au Brésil. [ ] 
    Mais Casino a promis, pour 2016, un spectaculaire 
redressement de sa rentabilité en France, plombée en 2015 par 
d'importantes baisses de prix dans ses hypermarchés Géant et son 
enseigne discount Leader Price. 
    Il a dit anticiper un résultat opérationnel de 500 millions 
d'euros - représentant une hausse de quelque 47% par rapport aux 
340 millions annoncés pour 2015 - un objectif jugé ambitieux par 
certains analystes qui tablent, en moyenne, sur un résultat plus 
proche de 460 millions d'euros. 
     
    INVESTISSEMENTS 
    Malgré la déflation qui sévit dans la grande distribution,  
Casino mise sur une reprise de ses ventes, grâce aux baisses de 
prix déjà opérées, et sur les synergies tirées de son alliance 
dans les achats avec Intermarché. 
    "Nous attendons des précisions sur cette forte accélération 
annoncée en France, alors que la déflation devrait se poursuivre 
sur certains produits", notent les analystes de Barclays. 
    Pour protéger sa trésorerie, Casino a d'ores et déjà annoncé 
qu'il réduirait ses investissements en France cette année à 300 
millions d'euros, contre 500 millions en 2015 et 700 millions en 
2014. 
    Par ailleurs, les investisseurs attendent du distributeur 
davantage de transparence. 
    Mi-décembre, le groupe a été attaqué par le fonds Muddy 
Waters, qui l'avait jugé "dangereusement endetté" et estimé que 
son ingénierie financière complexe masquait une forte 
détérioration de ses performances.   
    Les investisseurs souhaitent ainsi que Casino divulgue le 
montant de ses plus-values immobilières incluses dans le 
résultat d'exploitation de ses opérations françaises, ce qu'il 
n'a jamais fait jusqu'ici. 
    "Une plus grande transparence est nécessaire pour que Casino 
puisse retrouver la confiance des investisseurs de long terme", 
soulignent les analystes de Kepler-Cheuvreux.     
    Faisant écho aux critiques de Muddy Waters, S&P a également 
épinglé les contraintes financières liées à la structure de 
détention de Casino et sa cascade de holdings, Rallye  GENC.PA , 
 Foncière Euris  LOEX.PA , Finatis  LINP.PA  et Euris. 
    Les analystes s'interrogent ainsi sur les moyens de 
désendetter Rallye, alors que S&P pointe les nécessaires 
remontées de dividendes pour servir la dette, au moment où la 
génération de trésorerie de Casino se dégrade au Brésil. 
    La dette de Rallye était à environ 2,8 milliards d'euros à 
la fin 2014, celle de Foncière Euris  LOEX.PA  de 253 millions 
et celle de Finatis  LINP.PA  à 107 millions. Aucun chiffre 
n'est disponible concernant Euris, holding de tête non côtée du 
PDG du group, Jean-Charles Naouri. 
    Après avoir perdu 44% en 2015 et être tombé à 34,38 euros en 
janvier, le titre Casino a regagné du terrain avec l'annonce de 
la cession de Big C. Le titre se négociait à 48,16 euros vers 
16h00, ayant quasiment regagné le terrain perdu depuis l'attaque 
de Muddy Waters du 17 décembre.  
 
 (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • M6162927 il y a 9 mois

    aiiregulierement mon bouffi ? passe ton permis deja

  • M6162927 il y a 9 mois

    a poil muddy waters

  • M3435004 il y a 9 mois

    Qu'est-ce que cet "avant papier" apporte de nouveau ? Rien. Sauf à divulguer irrégulièrement des informations internes, ce papelard ne fait que reprendre les rengaines de Muddy Waters et consorts, sur le même ton malveillant et allusif. Attendons l'information officielle.