Avant/après: 60 chambres de bonnes transformées en logements de luxe

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EN IMAGES - Cet immeuble cossu du 17e arrondissement de Paris a eu droit à une rénovation complète de son dernier étage. Une soixantaine de petites chambres ont fait place à 7 logements haut de gamme.

La Ville de Paris rêve de transformer 1000 chambres de bonnes en logements habitables d’ici 2020 et a même lancé un plan spécifique pour cela en novembre dernier. Plus facile à dire qu’à faire, car les contraintes sont nombreuses même si la capitale compte 114.000 chambres de services, dont seulement 15% sont louées. Officiellement du moins. Alors forcément lorsque 60 de ces petites surfaces sont transformées d’un coup, cela attire l’attention.

» Lire aussi - Le prix d’une chambre de bonne a augmenté de 84% depuis’90

Le chantier est actuellement en voie d’achèvement sur l’avenue de la Grande Armée, dans le 17e arrondissement, à deux pas de l’Arc de Triomphe et des Champs-Élysées, dans un vaste immeuble haussmannien de grand standing. C’est la société Ikory qui a conseillé et accompagné le propriétaire des lieux, une société d’assurances, dans la rénovation et la transformation complète du 6e étage. À raison de 4 chambres de service par logement, l’opération portait sur près de 800 m² au sol.

Des appartements de 38 à 129 m²

«Pour ce genre d’opérations, il y a deux gros freins, souligne Stéphane Imowicz. D’un côté, il faut convaincre la copropriété, ce qui n’a pas été le cas ici puisqu’il n’y a qu’un seul propriétaire. Et de l’autre il faut régler la question de l’accès.» Puisque les escaliers de service sont étroits et qu’il était impossible de faire monter l’ascenseur plus haut, c’est le grand escalier central qui a été prolongé jusqu’au dernier étage. Une transformation coûteuse qui ne peut s’amortir que sur un grand nombre de logements.

Dans ce cas, les chambres de bonnes ont été transformées en 7 appartements de 38 à 129 m² (loi Carrez, les surfaces au sol étant souvent bien plus importantes). Si du côté de l’avenue de la Grande Armée les recommandations des Bâtiments de France sont strictes et ne permettent pas de toucher aux fenêtres en œil-de-bœuf, des verrières façons loft et de fenêtre de toit ont pu être installées côtés cour, histoire d’augmenter la luminosité.

Des acheteurs principalement français

Résultat: une belle hauteur sous plafond, des éléments architecturaux exceptionnels comme une surprenante rotonde, de la lumière, sans compter les placards intégrés et les salles de bains aménagées au goût du jour. Avec une rénovation affichée à près de 2000 euros du mètre carré, les tarifs s’en ressentent: de 11.500 à 12.500 euros le mètre carré. Pas vraiment de quoi faire de ces chambres de bonnes les logements abordables dont rêve la ville de Paris... Mais les acheteurs, eux n’ont pas été refroidis. Cinq logements ont déjà été vendus, principalement à des Français, et une sixième vente est en cours de formalisation.

«Le résultat est quasiment identique à du neuf, tout en disposant d’une formidable enveloppe haussmannienne, souligne Stéphane Imowicz. Un vrai programme neuf serait 40% plus cher dans ce type de quartier.» Le parallèle avec le neuf n’a cependant pas été poussé jusqu’à permettre de décrocher une TVA à 5,5%. Dans un contexte où les terrains sont particulièrement rares, ce genre d’opérations permet de créer des logements supplémentaires dans des quartiers largement colonisés par les surfaces de bureaux.

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  • lsleleu le vendredi 27 jan 2017 à 02:15

    non seulement c'est cher, non très cher mais sauf erreur l'ascenseur s'arrête un étage plus bas pour remplacer ils auront le bruit des moteurs; même bien calorifugé quel sera l'avis des habitants en été (au soleil)