Aux obsèques de Brahmi, la foule scande : «Nous te vengerons, martyr !»

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Aux obsèques de Brahmi, la foule scande : «Nous te vengerons, martyr !»
Aux obsèques de Brahmi, la foule scande : «Nous te vengerons, martyr !»

Alors que le gouvernement islamique d'Ennahda est sous la pression de la rue depuis l'assassinat, jeudi, de l'opposant Mohamed Brahmi, une marée humaine a assisté ce samedi aux funérailles du député de gauche. Signe fort : le chef de l'armée, Mohamed Salah Hamdi, était présent dans le cimetière pour accompagner le défunt jusqu'à sa tombe. La famille de Brahmi a refusé la présence de représentants du gouvernement lors de cette cérémonie.

Enveloppé du drapeau national rouge et blanc, et escorté par un imposant dispositif militaire, le cercueil de l'élu, exécuté par balles devant chez lui, à 10 km au nord de Tunis, a quitté le domicile de la famille un peu avant 10 heures. Ce cortège conduit par sa veuve et sa mère a rassemblé des milliers de personnes en empruntant un parcours longeant l'avenue centrale Habib-Bourguiba de Tunis jusqu'au cimetière d'El Jellaz, décoré par de nombreux drapeaux nationaux, dans le sud de la capitale.

«Mohamed Brahmi, Chokri Belaïd : une nouvelle révolution est nécessaire !»

Sur le parcours, les manifestants ont entonné l'hymne national en criant des slogans hostiles au pouvoir. «Par notre âme, par notre sang, nous te vengerons martyr», a scandé la foule d'une seule voix. Des centaines de personnes ont aussi fait le déplacement de Sidi Bouzid, ville natale du défunt et berceau du soulèvement qui a renversé le régime de Ben Ali en 2011, théâtre de manifestations la nuit dernière contre le gouvernement.

Seul incident sur le parcours : vers 11 heures, la voiture transportant la dépouille de Mohamed Brahmi est tombée en panne. Plusieurs personnes ont été obligées de pousser le véhicule jusqu'au cimetière. A son arrivée, les manifestants ont une nouvelle fois entonné l'hymne national avant de lancer des slogans hostiles au pouvoir : «Mohamed Brahmi, Chokri Belaïd : une nouvelle révolution est nécessaire !» ou encore «Le peuple veut la ...

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