Aux États- Unis, une crise budgétaire largement artificielle

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DÉCRYPTAGE - Couper dans les dépenses budgétaires est un jeu dangereux au regard de la fragilité de la reprise.

Il n'y a pas d'urgence à réduire plus rapidement le déficit budgétaire des États-Unis. Ce dernier vient déjà de se contracter de 41 % en un an. Il ne représente plus que 3, 9 % du PIB. L'an prochain, il devrait tomber à 3, 3 %. La «crise budgétaire» à Washington est donc avant tout le résultat d'une confrontation idéologique. Les agences de notation et le Fonds monétaire international (FMI) sont d'accord pour souligner que la priorité devrait être de réformer la fiscalité et les régimes sociaux pour éviter une remontée dangereuse à moyen terme des déficits. En revanche, couper davantage dans les dépenses publiques dès 2014 est jugé dangereux compte tenu de la fragilité de la croissance. Les réductions automatiques de crédits appliquées depuis mars ont déjà freiné la reprise. Sans ce carcan, dénoncé par les élus des deux partis, la croissance améri...

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