Aux États-Unis, les salaires des patrons ont encore explosé l'an dernier

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Grâce à une hausse de 368% par rapport à 2013, David Zaslav est devenu le dirigeant américain le mieux payé avec un salaire annuel de plus de 156 millions de dollars. De quoi faire tourner la tête du FMI qui demandait plus de mesure aux patrons il y a quelques jours.

Les chiffres font largement réfléchir et ne cessent de s'envoler d'année en année. Dans son classement annuel des dirigeants les mieux payés des États-Unis publié ce week-end, le New York Times dresse un tableau plutôt doré des 200 chefs d'entreprises américains les plus puissants de l'année écoulée. Le «boss» le mieux rémunéré de ce classement est David Zaslav, qui dirige le groupe de télévision Discovery Communications, reconnu pour ses documentaires animaliers. Ce dernier a, en l'espace d'un an, vu son salaire augmenter considérablement (+368%) portant sa rémunération annuelle à 156,1 millions de dollars (136,3 millions d'euros).

Cette place de numéro un, le dirigeant la doit surtout à un propriétaire très généreux, le milliardaire John Malone, à la tête du mastodonte Liberty Media. Preuve en est, le second de ce classement, Michael Fries, dirigeant du câblo-opérateur Liberty Global, qui culmine à 111,9 millions de dollars (+140%), est également un employé de John Malone. Le podium est complété par l'un des magnats de Wall Street, Mario Gabelli, le président du fonds Gamco Investors (88,5 millions).

Nick Woodman (GoPro), du chômage au top 5

L'inventeur des caméras sportives GoPro, lui, fait sensation dans ce classement. Cinquième, dix ans après la création de la première GoPro, Nick Woodman est le symbole d'un «rêve américain» auquel ne croient plus les 80% de la population vivant dans la précarité aux États-Unis, dont 50 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté. En 2001, le jeune Californien, alors au chômage en Australie, filmait ses exploits debout sur son surf avant de conceptualiser ses premiers prototypes de caméra. Aujourd'hui, Woodman glisse sur un salaire annuel estimé à 77,4 millions de dollars se permettant le luxe de dépasser le patron d'Oracle, Larry Ellison, relégué à la septième (67,3 millions) position.

Il y a quelques jours, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), avait appelé les dirigeants d'entreprise à davantage de mesure dans leurs rémunérations évoquant notamment des systèmes où les bonus pourraient être annulés ou révisés en cas de mauvaise conduite ou de sous-performance. Comme le New York Times le note dans son étude, les efforts «pour restreindre les rémunérations excessives» ont fait long feu après la crise de 2008. En janvier 2015, l'organisation Oxfam publiait une étude montrant que, en 2014, 1% des plus riches possédaient 48% des richesses mondiales. La tendance semble en passe de se confirmer.

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