Aux Etats-Unis, la trop belle histoire du bébé né deux fois ?

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Aux Etats-Unis, la trop belle histoire du bébé né deux fois ?
Aux Etats-Unis, la trop belle histoire du bébé né deux fois ?

C'est l'histoire de LynLee, une petite Texane aujourd'hui âgée de 4 mois et née... deux fois. Tournées en juin, les images de Margaret, sa maman en pleurs tenant la petite miraculée, font le tour du monde depuis quarante-huit heures. Une « prouesse » médicale qui, de ce côté-ci de l'Atlantique, laisse dubitatifs les obstétriciens.

 

A 16 semaines de grossesse, les médecins américains découvrent que le foetus souffre d'une tumeur rare du coccyx. En état d'insuffisance cardiaque, il risque de mourir in utero. Avec l'accord des parents, les chirurgiens décident alors de « sortir » le foetus du ventre afin de l'opérer. Ils auraient ainsi retiré la masse de tissus embryonnaires du corps de la petite fille qui ne pèse alors que 500 g. Après cette « première naissance », le foetus aurait été replacé dans le ventre de sa mère jusqu'à l'accouchement le 6 juin.

 

En règle générale, le corps médical attend la fin de la grossesse pour intervenir. Mais les jours du nourrisson étaient comptés. Ils ont alors eu recours à une « chirurgie in utero ». « Le foetus était pratiquement à l'extérieur. [...] C'est une sorte de miracle d'être parvenu à ouvrir l'utérus de cette façon et d'avoir tout remis en place », a expliqué Darrell Cass, codirecteur du Texas Children's Fetal Center.

 

En France, les spécialistes sont dubitatifs. « Il n'est pas possible de sortir le foetus de l'utérus ! On fait une petite incision et on le manipule à travers l'ouverture pour amener le bas de son dos à la surface de la paroi et opérer. Ensuite, on recoud », explique le professeur Jean-Marie Jouannic, de l'hôpital Trousseau. Après une anesthésie générale de la mère, la grossesse se poursuit ensuite normalement. « On appelle cela une chirurgie à ciel ouvert, mais l'enfant n'est pas extrait de l'utérus, autrement il commencerait à respirer », assure le spécialiste. Le gynécologue obstétricien Bernard Hedon du CHU de ...

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