Auvergne-Rhône-Alpes va bénéficier de 1,1 md EUR d'investissements publics supplémentaires

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Auvergne-Rhône-Alpes va bénéficier de 1,1 milliard d'euros d'investissements publics supplémentaires d'ici 2020, a annoncé vendredi à Lyon son président Laurent Wauquiez (Les Républicains), à l'occasion de la signature d'un avenant au contrat de plan Etat-région (CPER).

Les investissements cumulés de l'Etat et de la région atteindront 3,530 milliards d'euros sur cette période, contre 2,483 milliards d'euros initialement prévus.

Sur ce total, la région en apportera 800 millions, financés pour partie sur des économies - M. Wauquiez espère réduire les coûts de fonctionnement de la région de 300 millions d'euros sur la durée de la mandature - et pour le solde sur emprunt.

La renégociation du contrat de plan Etat-région 2015-2020, rendue nécessaire par la constitution de la nouvelle région née de la fusion de l'Auvergne et de Rhône-Alpes, a par ailleurs permis de bonifier l'enveloppe initialement prévue par l'Etat de 31,7 millions d'euros.

Cette somme permettra d'abonder les crédits prévus par la région pour sauver ses petites lignes ferroviaires (pour 10 millions) et améliorer ses routes (pour 15 millions d'euros). 3 millions sont prévus pour soutenir le thermalisme et 3,6 millions pour éviter la fermeture d'un centre sportif, ainsi que... 0,1 million pour la cathédrale du Puy en Velay (ville dont M. Wauquiez a longtemps été maire).

Quelque 260 millions d'euros de ressources existantes sont enfin fléchées pour des projets prévus par le plan Etat-région, via le Fonds de soutien à l'investissement local (FSIL) et la Dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR).

80 nouveaux projets vont ainsi pouvoir être financés, a indiqué M. Wauquiez, en se félicitant d'une "avancée extrêmement importante" pour la région "que nous n'aurions pas pu obtenir sans l'engagement personnel" du ministre de l'Aménagement du Territoire Jean-Michel Baylet, présent à la cérémonie.

"Entre Laurent et moi, c'est une rencontre plutôt improbable", a reconnu le ministre radical de gauche, qui s'est réjoui que les discussions, parfois musclées avec M. Wauquiez, avaient permis de maintenir en l'état les sommes consacrées à la politique de la ville et à l'enseignement supérieur.

"Je suis un ministre heureux - et il n'y en a pas beaucoup par les temps qui courent - car nous avons bien travaillé pour que ce CPER soit un modèle du genre", a relevé M. Baylet.

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