Autriche-Van der Bellen retournera l'arme Trump contre son rival

le
0
    11 novembre (Reuters) - L'ancien dirigeant écologiste 
Alexander Van der Bellen, candidat à l'élection présidentielle 
autrichienne, a l'intention de retourner contre son adversaire 
d'extrême droite l'effet victoire du populiste Donald Trump dont 
il est censé bénéficier. 
    Alexander Van der Bellen, 72 ans, a remporté de peu 
l'élection présidentielle au mois de mai face à Norbert Hofer, 
45 ans, du Parti de la Liberté (FPÖ, extrême-droite), mais le 
résultat a été annulé en juillet. Un nouveau second tour est 
prévu le 4 décembre. 
    Les deux candidats sont à peu près à égalité dans les 
sondages mais la victoire de Donald Trump mardi à la 
présidentielle américaine est susceptible d'accroître les 
chances de Norbert Hofer, estiment certains observateurs. 
    Interrogé par Reuters, Alexander Van der Bellen, 72 ans, 
estime que ce serait "une erreur" de céder à la panique et de 
changer de stratégie générale. Il évoque en revanche la 
possibilité de changements tactiques. 
    Prié de dire lesquels, cet ancien professeur d'économie 
déclare : "Montrer un peu plus directement ce que cela signifie 
de soutenir Donald Trump de façon si fervente. Est-ce que cela 
veut dire que vous soutenez aussi ce qu'il (a promis) pendant la 
campagne ? Est-ce que cela veut dire que vous êtes contre 
l'assurance-maladie pour l'Autriche ? Est-ce que cela veut dire 
que vous voulez élever un mur le long des frontières quel qu'en 
soit le coût ?" 
    Le FPÖ, qui comme Donald Trump, profite des peurs d'une 
partie de la population autrichienne au sujet du chômage et de 
l'immigration, ainsi que de la colère contre l'establishment 
politique, a félicité le milliardaire new-yorkais pour sa 
victoire. 
    Van der Bellen souligne qu'il cherchera aussi à profiter du 
virage à 180 degrés de son adversaire à propos du Brexit.  
    "M. Hofer change constamment de stratégie", dit-il. 
    Le candidat du FPÖ avait d'abord dit que l'Autriche pourrait 
organiser en l'espace d'un an son propre référendum sur son 
départ de l'Union européenne avant de dire qu'il ne souhaitait 
plus organiser une telle consultation. 
     
 
 (Francois Murphy; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant