Autriche : l'extrême droite grimpe, la coalition droite-gauche maintenue

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Autriche : l'extrême droite grimpe, la coalition droite-gauche maintenue
Autriche : l'extrême droite grimpe, la coalition droite-gauche maintenue

La grande coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs en Autriche devrait se maintenir au pouvoir à l'issue des élections législatives de dimanche, mais elle essuie parallèlement un revers cuisant avec la forte montée de l'extrême droite.

Selon des estimations des instituts ARGE et SORA, les sociaux-démocrates du SPÖ arrivent en tête (26,6% à 27,1%) des suffrages, soit une baisse de plus de deux points comparé aux plus de 29% de 2008. Son traditionnel allié gouvernemental, le Parti populaire (ÖVP, démocrate-chrétien) accuse un recul similaire (23,8 à 24,1%), comparé aux près de 26% en 2008.

Les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens en baisse

Les deux grands partis du centre devraient néanmoins pouvoir reconduire un gouvernement de coalition : selon SORA, ils rassembleraient 99 sièges sur les 183 que compte le Conseil national, la chambre basse du Parlement autrichien.

Le SPÖ et l'ÖVP enregistrent leur plus mauvais score depuis l'avènement de la 2e République, après l'effondrement en 1945 de la dictature nazie, alors que les Autrichiens ont privilégié depuis 68 ans les alliances entre ces deux formations, gage de stabilité dans le pays.

Le scrutin est marqué par la forte progression du principal parti d'extrême droite FPÖ, qui gagne plus de quatre points (20,7 à 21,5%), comparé aux 17,5% de 2008.

Le FPÖ de Heinz Christian Strache, qui a prêché «l'Amour du prochain» -- à condition qu'il s'agisse d'Autrichiens --, a mené une campagne sans surprise, axée sur le rejet du centralisme de Bruxelles et des attaques contre les demandeurs d'asile et les immigrés. HC, comme il aime se faire appeler, a profité de la campagne terne et clientéliste des deux grands partis et d'une perte de vitesse du parti du milliardaire austro-canadien Frank Stronach.

«Une coalition de perdants pour le leader de l'extrême-droite»

«Aujourd'hui il y a trois partis établis en Autriche et le SPÖ ne peut ...

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