Autriche : l'extrême droite en tête au premier tour de la présidentielle

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Autriche : l'extrême droite en tête au premier tour de la présidentielle
Autriche : l'extrême droite en tête au premier tour de la présidentielle

Des résultats qui confirment une longue ascension. L'extrême droite est arrivée en tête du premier tour de l'élection présidentielle en Autriche, dimanche, avec 36,4% des voix pour le candidat du parti FPÖ, Norbert Hofer. Il s'agit du meilleur résultat de cette formation dans une élection nationale depuis la Deuxième guerre mondiale.

Même si la fonction du président autrichien est essentiellement honorifique, ce résultat inédit est un revers de taille pour ces deux partis qui gouvernent ensemble depuis 2008, et plus particulièrement pour le chancelier social-démocrate Werner Faymann et le vice-chancelier conservateur Reinhold Mitterlehner, dont les mandats courent jusqu'en 2018.

Le président autrichien, élu pour un mandat de six ans renouvelable une fois, ne participe pas à la gestion au quotidien du pays et est réduit d'ordinaire à un rôle protocolaire et moral. Il dispose toutefois de pouvoirs formels étendus : il est chef des armées, nomme le chancelier et peut dans certaines circonstances dissoudre le parlement.

Les deux grands partis éliminés

Un écologiste, Alexander Van der Bellen, se hisse pour la première fois au second tour avec 20,4% des suffrages, aux dépens d'une candidate indépendante, Irmgard Griss (18,5%). Les deux grands partis, au pouvoir depuis 1945, sont éliminés d'entrée. Les candidats social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et conservateur Andreas Khol (ÖVP) ont chacun recueilli 11,2% des voix.

«C'est un résultat historique, qui reflète les qualités de Norbert Hofer, mais aussi une profonde insatisfaction vis-à-vis du gouvernement», a souligné le chef du FPÖ, Heinz-Christian Strache, à la télévision publique ORF.  Werner Faymann s'est déclaré «attristé» du résultat et a assuré que le gouvernement travaillerait encore «plus dur». Reinhold Mitterlehner a relevé que les partis au pouvoir payaient le prix de «la peur du déclassement» d'une partie de la population et ...

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  • d.contan il y a 11 mois

    c'est normal vu ce que font nos incapables de gouvernements