[Autres Sports] Yannick Bru : " Un sentiment de revanche sur notre potentiel "

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[Autres Sports] Yannick Bru : " Un sentiment de revanche sur notre potentiel "
[Autres Sports] Yannick Bru : " Un sentiment de revanche sur notre potentiel "
L'entraineur des avants du XV de France, Yannick Bru, présent lundi en conférence de presse, est revenu sur le match contre les Fidji, mais a surtout évoqué le match face aux Australiens de samedi qui doit faire oublier la tournée catastrophique du mois de juin chez ces mêmes Wallabies.

Yannick Bru, dans quel état est le groupe ?
Le groupe est fatigué, les corps sont un petit peu meurtris comme après chaque match international. Maintenant il est vrai que quand on a gagné il y a un enthousiasme et une bonne humeur qui soufflent dans les couloirs de l'hôtel, donc c'est toujours bien.

Pour vous, cette victoire est importante pour démarrer la tournée, après quelques moments difficiles ?
Elle était importante, indispensable et logique. Même s'il y a eu de très bonnes choses, on a battu la douzième nation mondiale donc il faut rester lucide sur notre performance. 

Philippe Saint-André parle d'une « triple revanche » face à l'Australie. Comment fait-on pour mettre de la pression, sans trop en mettre ?
Il y a toujours des ajustements, chaque minute passée sur le terrain à s'entraîner doit être efficace. Mais l'entraînement c'est aussi du travail à la vidéo, la réflexion, donc il faut toujours trouver la bonne alchimie. Après, s'il y a un sentiment de revanche, c'est vraiment par rapport à nos performances du mois de juin et c'est avant tout par rapport à nous et à notre potentiel, notre capacité de se hisser au niveau de l'une des meilleures nations du monde. Donc la revanche est d'avantage liée à nos performances plus qu'à l'adversaire car le format des tournées de juin fait qu'aujourd'hui on reçoit en novembre les adversaires auxquels on a été triplement confrontés. Ça donne un piment particulier, vous le voyer avec les Anglais contre la Nouvelle-Zélande et ça sera le cas pour nous face à l'Australie, mais je le répète il n'y a pas de sentiment négatif sur l'Australie, c'est un sentiment de revanche sur notre potentiel.

Les trois défaites en juin vous restent-elles en travers de la gorge ? Y a-t-il une ambition de faire beaucoup mieux ?
Oui, ce qui nous reste en travers de la gorge, c'est de ne pas être parvenu à faire mettre un genou au sol à la deuxième ou troisième nation actuellement. On n'y est pas parvenu au mois de juin, à l'extérieur, à l'issue d'une saison éprouvante pour nos gars. Là, le challenge est nouveau, on joue à domicile, tous nos gars on dix, douze matchs dans les jambes donc un état de fraîcheur différent dans une dynamique différente et un élan différent pour le XV de France. C'est une grosse étape.

« On a tiré les enseignements de notre tournée »

Qu'avez-vous pensé du premier match des Australiens dans cette tournée ?
J'ai pensé que les Australiens étaient fidèles à leurs qualités athlétiques, toujours capables de tenir de très longues séquences de jeu et au bout d'une énième séquence de jeu, ils ont la capacité de mettre dans des bonnes conditions de duel leurs individualités fantastiques de la ligne de trois-quarts. Ils ont cette capacité à exploiter le moindre turn-over avec beaucoup de qualité. Ce sera une rencontre de très haut niveau.

On a l'impression que les éléments de l'équipe qui avaient montré des difficultés en juin ne sont plus là. Vous avez décidé de couper dans le vif ?
On a tiré les enseignements de notre tournée par rapport aux visions que l'on veut donner au jeu du XV de France. Après, il y a des états de forme différents qui ont été pris en compte, donc c'est un ensemble de choses. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui dans le rapport de force au niveau international, celui qui lâche mentalement dans ce bras de fer peut se retrouver avec un écart de points très important. Souvent les écarts au score ne traduisent pas les efforts consentis sur le terrain car quand quelques uns lâchent, toute l'équipe part au fond du précipice. On va essayer d'éviter cela samedi, de ne plus penser au passé, mais se focaliser sur notre capacité à faire tomber une des deux ou trois meilleures nations du monde.

C'est vraiment le match qui pourrait vous faire basculer dans la confiance et vous donner des certitudes ?
Evidemment, c'est le match qui constitue notre gros challenge du moment et il faut que l'on se donne tous les moyens pour bien le négocier.

A titre personnel et au sein du staff, il y avait de l'impatience pour ce match de samedi dernier ?
Il y avait surtout de l'impatience de retrouver la compétition sur ce mois de novembre parce qu'on était très déçu et que les temps étaient compliqués pour tout le staff après trois nouvelles défaites en Australie, même si on voit que beaucoup de nations du Nord ont eu beaucoup de mal en juin dans l'hémisphère Sud. La déception avait été grande notamment avec la désillusion du troisième test-match (défaite 39-13, ndlr).

« Le retour de Yannick Nyanga est dicté par une forme de logique »

Qu'avez-vous pensé du jeu de vos joueurs ? Va-t-il falloir encore un peu de temps pour qu'ils s'adaptent ?
On s'est créé des situations vraiment favorables sur des circulations qui avaient été travaillées. Il y a des choses positives, on a ressenti une adhésion des joueurs sur nos nouvelles organisations collectives, maintenant on a manqué de réactivité sur nos soutiens, on doit mieux faire sur la zone de plaquage. Je crois qu'on est sorti à la mi-temps avec quatre, cinq turn-over en notre défaveur, c'est bien trop pour espérer quelque chose face à l'Australie.

Doit-on s'attendre à voir beaucoup de changements dans votre XV de départ ?
C'est trop tôt pour en parler, on est toujours dans la phase de récupération, d'étude de notre match et d'étude des Australiens. On aura des premiers éléments de réponse mercredi ou jeudi.

Le retour de Yannick Nyanga se justifie-t-il par les quelques problèmes en touche face aux Fidji ?
Non, le retour de Yannick Nyanga est dicté par une forme de logique. C'est un joueur qui est avec nous depuis deux ans, il nous quitte pour des raisons de blessures. Il vient de jouer deux matchs et demi avec le Stade Toulousain, il revient en forme donc logiquement il réintègre un groupe élargi pour préparer un test-match.

La bonne performance de tous les « nouveaux » a-t-elle changé la donne et notamment sur la concurrence ?
Ce qui a changé, c'est que ça nous a donné raison de les avoir mis sur le terrain, mais on sait qu'en sport de haut niveau et en rugby international comme en bourse, les performances passées ne présagent pas les performances futures.

 

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